AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est Robert Morley. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Robert Morley. Afficher tous les articles

Etienne Périer | Commando pour un homme seul (1971)


Il semblerait que Commando pour un homme seul ait été conçu comme le premier épisode d'une possible série de films d'espionnage avec pour héros l'espion Philip Calvert, au moment où la décision prise par Sean Connery de ne plus camper James Bond après Les diamants sont éternels semble signer l'arrêt de la saga imaginée par Ian Fleming. Pourtant en le visionnant, on ne peut que constater que When Eight Bells Toll peine à soutenir la comparaison avec son illustre modèle en dépit des emprunts appuyés à la musique de John Barry. Il faut dire que les moyens ne sont pas les mêmes et que Etienne Périer (Zeppelin, Un meurtre est un meurtre) est un talent trop modeste, bien que sympathique, pour rivaliser avec les Terence Young, Guy Hamilton et autre Lewis Gilbert. Basé sur un scénario de Alistair MacLean (Les canons de Navarone) et produit par Elliott Kastner, soit la même équipe aux manettes de Quand les aigles attaquent (Brian G. Hutton - 1968), le film n'est pourtant pas intéressant.
Son ton très british, sa solide distribution que dominent un tout jeune Anthony Hopkins et un Robert Morley gourmand comme à l'accoutumée, ses vues en hélicoptères des côtés écossaises battues par les vents et une mer déchaînée ainsi que l'homosexualité latente entre Calvert et son compère Hunslett (malgré la présence de Nathalie Delon, peu convaincante du reste) permettent de passer un agréable moment. (Vu le 06/10/2018)














John Huston | African Queen (1952)


De part son esthétique et son atmosphère, ce film réalisé par John Huston en 1952, est une oeuvre unique, imprégnée de l'Afrique aussi bien derrière que devant la caméra. Derrière car, tourné en décors naturels, ce qui est alors exceptionnel, le tournage est chaotique, entre les conditions difficiles et un Huston qui privilégie son obsession d'abattre un éléphant au détriment du film lui-même dont le scénario doit être réécrit plusieurs fois, ce que consignera le scénariste Peter Viertel dans un livre adapté en 1990 par Clint Eastwood sous le nom de Chasseur blanc, coeur noir. Devant car ce cadre tropical confère ce caractère moite et réaliste à ces images en technicolor dues à Jack Cardiff.
African Queen tire également sa singularité de cette constante opposition entre la nature foncièrement dramatique du récit et la légèreté des rapports entre les deux (anti) héros, entre cette forme de huis-clos et ces espaces ouverts. C'est la connivence et la complémentarité entre Bogart et Hepburn, formidable - quoique surprenant - couple de cinéma, qui dicteront ce ton humoristique, faisant dire à certains qu'il s'agit d'un des films les moins hustoniens de son auteur. L'happy-end inattendue tranche en effet avec la noirceur coutumière du metteur en scène, pourtant l'odyssée initiatique de ces deux personnages porte son incontestable griffe. Dernière histoire d'amour sur fond d'aventures et de guerre, African Queen est inoubliable. 



Frank Tashlin | A.B.C. contre Hercule Poirot (1965)
























Il semblerait que Agatha Christie n'aimait guère les films mettant en scène sa Miss Marple, oeuvres poussiéreuses et déjà datées à l'époque.