Réalisé en 2005 par Mike Adams, voilà un film porno assez inégal qui souffre d'être animé par des hardeuses de seconde zone. Seules les deux séquences menées par Marco Banderas, méritent le détour, lesquelles voient Roxy Jebel puis Jamie Brooks s'offrir à deux mâles en rut dans de furieuses double pénétrations. Le reste est plutôt laid.| IMDb
AU PIF
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KröniK | Audrey Horne - No Hay Banda (2005)
Si aujourd'hui le groupe s'amuse des références extrême qu'on ne cesse - à tort - encore de lui coller sur la figure alors que sa musique en est à des années-lumière, il n'en demeure pas moins qu'à ses débuts Audrey Horne peut pourtant difficilement passer pour autre chose que le side-project de quelques activistes de la chapelle Black norvégienne désireux d'épancher leur soif de Hard rock et de metal plus accessible. Deux membres d'Enslaved (le guitariste Ice Dale et le claviériste Herbrand Larsen) ainsi que le bassiste King (Gorgoroth, God Seed...) participent ainsi à la création de ce groupe en 2002 aux côtés du chanteur Toschie et du gratteux Thomas Tofthagen (Sahg). Privé de l'aura de ses protagonistes, celui-ci aurait-il bénéficié de la même exposition ? Pas sûr. Audrey Horne, qui doit son nom au Twin Peaks de David Lynch, en a profité, c'est un fait, permettant à "No Hay Banda" de se tailler un beau succès lors de sa sortie en 2005, ce qui n'a pas manqué d'étonner venant de la part de musiciens habitués à plus de brutalité. La réussite de ce premier essai est-elle pourtant vraiment surprenante ? Le croire serait oublier que les racines profondes de ses membres restent avant tout le pur Hard Rock voire même le courant progressif et psyché, que l'on songe aux efforts de Sahg ou même aux albums d'Enslaved depuis l'arrivée de Ice Dale justement. Biberonné au Metal des années 90, enrichi de touches seventies, cet opus séminal est (déjà) un sans faute, posant le socle sur lequel ses successeurs vont ensuite se construire. Guitares lourdes et acérées, tapis de claviers discret et le chant puissant de Toschie forment les fondations de compos aux mélodies aussi nerveuses qu'accrocheuses. La plupart d'entre elles possède le potentiel pour être des hymnes naturels. Si le menu ne commence pas de la meilleure des manières avec ce 'Dead' aux couplets agaçants, dès 'Listening' le charme opère et le pouvoir de séduction avec. Tour à tour hyper heavy ('Get A Rope'), sombre et lancinant ('Weightless', 'Deathhorse' noyé sous des nappes brumeuses), doté d'arrangements soignés ('Crust') et culminant avec le long et terminal 'The Sweet Taste Of Revenge', périple épique aux multiples aplats et ambiances, "No Hay Banda" est un très bon disque, propulsant d'emblée ses auteurs dans la cour des grands, dépucelant un potentiel qu'on devine énorme et qui explosera dans les années à venir... 3/5 (2014)
KröniK | Xandria - India (2005)
Si certains lui reprochent de n’être qu’une pâle copie des groupes à succès du moment (Nightwish, Within Temptation, Epica…), ce qui semble pour le moins injuste, même s’il est vrai que l’on retrouve un peu de chacun des combos cités à travers les compositions des Allemands, il y a un grief dont on ne peut les accuser : la fainéantise. En effet, India est déjà leur troisième livraison en trois ans. Pourtant il n’était pas aisé de pondre un successeur au si réussi Ravenheart, disque qui leur permis de s’imposer sur une scène encombrée au possible. Cette nouvelle offrande n’atteint pas tout à fait le niveau de son prédécesseur mais il n’a pas non plus à rougir de la comparaison. Bien au contraire. Xandria ne révolutionne en rien sa musique et poursuit donc le chemin creusé depuis Kill The Sun. Toutefois, les titres s’éloignent quelque peu des rivages de la pop pour ceux, plus musclés, du metal, et vers un registre plus épique (« Return To India »). Cette (timide) évolution se lit nettement sur le morceau–titre, ainsi que sur les énergique « Fight Me », « Black And Silver » ou « Wildscreen ». Sinon, c’est toujours aussi bien fait : arrangements soignés, ballades qui font mouche, à la fois simples et puissantes (le très celtique « Like A Rose On The Grave Of Love » ou « Dancer ») et la voix de Lisa, toujours aussi sublime et envoûtante. Comme souvent dans ce type de groupe, la jeune femme constitue la clé de voûte de l’édifice, sans laquelle il peinerait sans aucun doute à s’extraire de la marée de formations officiant dans ce style de plus en plus gangréné par le conformisme. Encore un excellent disque à mettre au profit de Xandria qui, petit à petit, sans faire de bruit, commence à faire son trou. 3/5 (2006)
Karyn Kusama | Æon Flux (2005)
En quelques mots : Nombreux furent ceux qui attendaient avec impatience cette adaptation cinématographique de la série Æon Flux. Las, malgré de gros moyens, le film de Karyn Kusama (Girlfight, Jennifer's Body) est une déception qui ne réussit même pas à être une série B fun et jubilatoire. Cet espèce d'ersatz de Matrix ne vaut que pour la présence de la sculpturale Charlize Theron qui le porte sur ses épaules face à des comédiens soit ectoplasmiques soit égarés dans cette galère tels que Pete Postlethwaite, Frances McDormand) dont on se demande ce qu'ils viennent faire là. Rapidement, on se désintéresse d'une histoire qui pourtant était propice à des révélations passionnantes. Privé de grandeur sinon de profondeur, Æon Flux se réduit à un étron stérile sans charme ni beauté. A oublier !
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