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Roger Spottiswoode | 200 000 dollars en cavale (1981)
























Un bandit connu sous le nom de D.B Cooper dérobe 200 000 dollars dans un avion puis disparaît dans la nature. Ce film imagine la suite de l'histoire en brodant la traque du voleur par un policier chargé par la compagnie d'assurance de le rattraper.

John Sturges | L'aigle s'est envolé (1976)


Tiré d'une histoire invraisemblable du romancier Jack Higgins, on attendait beaucoup de L'aigle s'est envolé. Pourtant, eu égard à sa luxueuse distribution (Michael Caine, Donald Sutherland et Robert Duvall sont de sacrés moteurs), l'impression s'impose d'être passé à côté d'un grand film. Après les quelconques Joe Kidd ou Chino et le fatigué Un silencieux au bout du canon, John Sturges, dont c'est la dernière mise en scène, semble ne pas exploiter pleinement la force de son casting et le potentiel d'un sujet propice à un suspense tendu. Sa réalisation, bien que soignée, manque de nerfs cependant que la romance entre Sutherland et Jenny Agutter ralentit un récit qui prend déjà (un peu) trop son temps.
S'il est surprenant de voir des Allemands en héros, le scénario prend soin de bien distinguer ces militaires des SS dépeints sous un jour brutal ou ridicule, témoin cette scène très appuyée où Caine défend une Juive face à une cohorte nazie. On est étonné de trouver Larry Hamgman en officier US, ravi de croiser le joli minois de Jenny Agutter mais aucun comédien ne parait finalement croire à son rôle. Dommage... | IMDb










Peter Yates | Bullitt (1968)

































En quelques mots : Que dire sur Bullitt qui ne l'ait pas déjà été ? Jalon essentiel dans l'histoire du polar par son réalisme et son audace technique, le film de l'Anglais Peter Yates doit bien sûr une bonne part de son succès et de sa postérité à sa fameuse poursuite en voitures qui nécessita à elle seule trois semaines de tournage et s'emboîte admirablement dans le récit, mais il existe également à la fois par son intrigue tortueuse, le cadre pittoresque offert par San Francisco, à sa bande-son novatrice de Lalo Schifrin et à de nombreuses autres séquences d'anthologie (celles de l'hôpital ou de l'aéroport). Steve McQueen y est à l'apogée de sa carrière, incarnant un flic intègre aux méthodes peu conventionnelles. C'est un héros aux multiples facettes que la caméra de Yates ne cesse d'observer et auquel le comédien confère sa fébrile complexité, annonçant à sa manière un Dirty Harry plus expéditif. Triomphe tant commercial que critique, Bullitt marquera donc durablement le genre et nombre de polar et autres séries télévisées lui doivent tout...


John Sturges | Joe Kid (1972)


En quelques mots : De tous les westerns de Clint Eastwood, "Joe Kidd", pourtant mis en scène par John Sturges, un des spécialistes du genre, est probablement le moins bon d’entre eux. Western de gauche (le scénario est de Elmore Leonard) se penchant sur le sort des Mexicains expropriés par de gros propriétaires, "Joe Kidd" se révèle en effet bien peu passionnant car mené sans grande conviction par le responsable de "Fort Bravo", "Règlement de comptes à OK Corral", "Le trésor du pendu" et "Les 7 mercenaires". En dépit de la musique de Lalo Schifrin et d’une solide distribution où l'on croise Robrt Duvall, John Saxon ou Paul Koslo en éternelle petite frappe, on ne retient que peu de choses du film, dont seule la présence de Clint Eastwood permet de le maintenir encore dans la mémoire des cinéphiles. La séquence de la locomotive entrant brutalement dans un saloon constitue l’unique temps fort de l’histoire. Dénué de personnalité, il s’inscrit complètement dans la mouvance des westerns américains des années 70, influencés par la violence des westerns spaghetti et par le culte des nouvelles armes à feu. En perte de vitesse, on a la désagréable impression que Sturges cherche à prendre le train en marche sans y apporter sa touche personnelle. Ajoutons qu'il s'agit du dernier western dans lequel apparaît Eastwood et qu’il ne réalise pas, ce qui n’est peut-être pas un hasard. Il va sans dire que les quatre westerns qu’il a mis en scène s’avèrent largement supérieurs et dotés quant à eux d’une véritable personnalité !