Paru en 1902 et marquant alors la résurrection de Sherlock Holmes, Le chien des Baskerville demeure une des aventures les plus célèbres du fameux détective imaginé par Sir Conan Doyle.
AU PIF
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Charles Friend - L'aventure sans retour (1948)
Pour les Anglais, le capitaine Robert Falcon Scott est un héros national, raison pour laquelle le cinéma britannique s'en empare et ce, alors que les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas encore tout à fait pansées.
Terence Fisher | L'homme qui trompait la mort (1959)
Si les premières minutes sont alléchantes, laissant espérer un très grand cru fisherien, ce que tend à confirmer le générique (Fisher + Sangster + Robinson + Lee...), las, très vite, L'homme qui trompait la mort (aka L'homme qui faisait des miracles) peine à se hisser au niveau des chef-d'oeuvre du maître, et notamment du Chien des Baskerville, réalisé la même année. Tiré d'une pièce de théâtre et malgré un sujet vraiment intéressant, l'oeuvre ne parvient jamais à passionner, la faute à son aspect trop bavard et statique. Car, au final, il ne se passe pas grand chose au court de récit dont on aurait également aimé qu'il soit emmené par Peter Cushing pour lequel le rôle principal semble avoir été écrit ! De belles images, des décors soignés, une interprétation parfaite (avec en sus, la belle Hazel Court) ne suffisent pas à élever ce film. Dommage.
Cependant, cela reste du Terence Fisher et mérite de fait d'être découvert et L'homme qui trompait la mort demeure toujours supérieur à bien d'autres bandes estampillées "Hammer". (Vu le 11/03/2018 / Source : enregistré sur Ciné FX en 2006)
Cependant, cela reste du Terence Fisher et mérite de fait d'être découvert et L'homme qui trompait la mort demeure toujours supérieur à bien d'autres bandes estampillées "Hammer". (Vu le 11/03/2018 / Source : enregistré sur Ciné FX en 2006)
Jürgen Goslar | Albino : Le souffle de la mort (1976)
S'il est loin d'être une pépite oubliée, on remerciera quand même l'indispensable Bach Films d'avoir déterré Albino : le souffle de la mort, production aussi obscure que curieuse où l'on retrouve Christopher Lee, Trevor Howard, Sybil Danning (dont la présence - forcément - dénudée ne se justifie que par le viol qu'elle subit) et même Horst Frank dans la peau de l'albinos noir (?). Mal fichu, ennuyeux dans sa seconde partie qui tourne pourtant autour d'une chasse à l'homme, situation pourtant propice à une intensité qu'on peine à déceler, et handicapé par un flagrant manque de moyen, le film passe à côté d'un bon sujet. Il y avait ainsi moyen d'exploiter avec plus de force les tensions raciales qui ronge l'Afrique du Sud de l'apartheid, dont cet albinos est censé être l'esprit vengeur. Toutefois, le film se nourrit de ce cadre atypique et de son budget anémique pour distiller - par moment - un climat étrange, presque malsain...
Jack Lee Thompson | Passeur d'hommes (1979)
Entre deux bronsoneries (Le bison blanc, Cabo Blanco), Jack Lee Thompson signe ce Passeur d'hommes dont le rôle principal devait d'ailleurs être tenu par Bronson. L'intérêt premier de ce film de guerre tient dans la composition gourmande de Malcolm McDowell qui s'en donne à coeur joie dans la peau d'un SS à la cruauté délicieuse. A ses côtés, les autres acteurs tentent d'exister entre un Anthony Queen taciturne et un James Mason qui accepte alors tout ce qui passe, traînant alors sans trop se fatiguer sa distinction naturelle dans toutes sortes de productions européennes, sans oublier Christopher Lee, impayable en chef gitan. Peu à l'aise avec l'émotion, le réalisateur sait par contre faire monter une tension paroxysmique lors de séquences de torture ou de viol. Malgré une fin ratée, voilà donc en définitive un spectacle très efficace. | IMDb
Robert Day | La déesse de feu (1965)
Le 17 mars 2017 décédait dans une indifférence générale Robert Day, à l'âge vénérable de 94 ans, il est vrai. S'il a beaucoup oeuvré pour la télé, l'Anglais a quand même signé pour le grand écran quelques pellicules notables, quelques Tarzan et surtout Corridors Of Blood ainsi que cette Déesse de feu. Adapté de H. Ridder Haggard, cette production reste célèbre pour Ursula Andress, au sommet de sa beauté, accompagnée de l'indéboulonnable duo Peter Cushing / Christopher Lee.
Mais, beau livre d'images, reconnaissons que She n'est pas ce que la Hammer a produit de mieux, plus à l'aise avec l'horreur gothique qu'avec l'aventure archéologique. Son rythme languissant et sa réalisation mollassonne, ce qui va de paire, l'empêchent d'être tout à fait à la hauteur de sa vitrine prometteuse.
Mais, beau livre d'images, reconnaissons que She n'est pas ce que la Hammer a produit de mieux, plus à l'aise avec l'horreur gothique qu'avec l'aventure archéologique. Son rythme languissant et sa réalisation mollassonne, ce qui va de paire, l'empêchent d'être tout à fait à la hauteur de sa vitrine prometteuse.
Chez l'UFSF
Robin Hardy | The Wicker Man (1973)
En quelques mots : A cause de la présence de Christopher Lee, The Wicker Man pourrait se confondre avec les films d'horreur anglais de la Hammer ou de la Amicus, tournés à une époque où le genre s'essouffle. En fait, le long-métrage de Robin Hardy s'apparente moins à la veine du cinéma qui fait peur, qu'à un documentaire sur la survivance de cultes et rituels païens. Point de fantastique dans ce récit ancré dans une petite île écossaise coupée du monde mais l'horreur y est pourtant bien présente, distillée par touches pointillistes jusqu'au coup de théâtre final qui voit le héros basculer en plein cauchemar. On devine tout du long la signature du scénariste Anthony Schaffer (Frenzy et surtout Le limier, excusez du peu), qui n'aime rien moins que confronter ces personnages à des faux-semblants et à une réalité qui leur échappe. Les décors, la musique et les chansons qui éclairent le propos, participent d'une ambiance teintée d'étrangeté. Le film baigne dans un érotisme printanier dont ne sont pas étrangères les apparitions de Britt Ekland et dans une moindre mesure, celle d'Ingrid Pitt. Ayant inspiré nombre de groupes (Iron Maiden en tête), The Wicker Man n'est pas seulement culte, il est unique. On comprend mal comment un remake a pu être tourné, par Neil LaBute en 2006, avec Nicolas Cage, le plus mauvais acteur du monde...
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