AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est John Saxon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est John Saxon. Afficher tous les articles

Antonio Margheriti | Demain l'apocalypse (1980)
























Tourné en pleine cannibal mania (Cannibal Holocaust, La secte des cannibales...), Demain l'apocalypse, dont le titre anglais est Cannibal Apocalypse (ça ne s'invente pas) est une oeuvre intéressante car elle dresse un pont entre ce sous-genre du cinéma bis italien et le thème de la contamination d'un virus cher à George Romero.

Umberto Lenzi | Le cynique, l'infâme, le violent (1977)


Entre la fin des années 50 et les années 80, le cinéma bis italien a fonctionné par modes. Se sont ainsi succédé les péplums, puis les films de pirates, l'épouvante gothique, le western, l'eurospy, le giallo, le polar urbain etc... Résonance des années plomb, le poliziottesco traverse les années 70 avec une série de bandes violentes. Si de Castellari à Di Leo en passant par Martino ou Massi, la plupart des réalisateurs se sont frottés aux gros calibres, c'est sans doute Umberto Lenzi qui a le plus oeuvré pour ce genre riche en douilles, de La guerre des gangs (1973) à Corléone à Brooklyn (1979). Ses hauts faits d'armes sont surtout La rançon de la peur et Brigade spéciale. Suite au succès de ce dernier, la production d'un second film ayant pour héros le commissaire Tanzi, incarné par Maurizio Merli, est lancé. Le cynique, l'infâme, le violent n'en est pas vraiment la suite car si Tomas Milian est à nouveau à l'affiche, ce n'est plus dans le rôle du Bossu mais du Chinois, personnage que le flic ne croisera que durant les dernières bobines.
Les deux comédiens ayant eu des rapports conflictuels sur le tournage de Roma A Mano Armata, les scénaristes se sont ainsi arrangés pour que Merli et Milian aient le moins de scènes en commun. Flanqués de John Saxon, ils forment en tout cas une distribution en béton armé que complètent quelques gueules habituelles (Riccardo Garonne) et la belle Gabriella Lepori. Gommant les prétentions sociales ou contestataires de beaucoup de poliziottesci, Le cynique, l'infâme, le violent mise sur la brutalité et la castagne. Maurizio Merli n'est pas Franco Nero ou Enrico Maria Salerno. Il tire de fait le film davantage vers l'action que vers la dénonciation de la corruption ou d'une violence gangreneuse. Si le scénario a ses limites, Lenzi fait montre d'une habileté remarquable et de la nervosité ad hoc, emballant son métrage avec précision et une rigueur inattendue quand bien même on regrette le caractère malsain et crapoteux de La rançon de la peur. Ajoutons à cela le thème musical très chouette composé par Franco Micalizzi et on obtient à l'arrivée un des meilleurs néo-polars italiens.  (vu le 01/12/2018)














Alfredo Zacarias | Les abeilles (1978)


Suite au gigantesque succès des Dents de la mer, qui fait rêver plus d'un producteur, les années 70 voit tous les animaux de la création se transformer en ennemis agressifs, attaquant le monde civilisé. Si L'inévitable catastrophe( Irwin Allen - 1978) ne restera déjà pas dans les mémoires des cinéphiles, au moins a-t-il pour lui sa luxueuse distribution et de confortables moyens, autant de qualités que l'on ne peut mettre à l'actif de The Bees, nanar bricolé par le mexicain Afredo Zacarias, vieux routier du bis dont on préfère le Demonoid (1981).
Entre dialogues ineptes, musique à coté de la plaque et un John Saxon quand même peu crédible en professeur, il n'y a ici pas grand chose à se mettre sous la dent, hormis le plaisir de revoir John Carradine dans une pellicule à peine horrifique mais somme toute sympathique.







John Sturges | Joe Kid (1972)


En quelques mots : De tous les westerns de Clint Eastwood, "Joe Kidd", pourtant mis en scène par John Sturges, un des spécialistes du genre, est probablement le moins bon d’entre eux. Western de gauche (le scénario est de Elmore Leonard) se penchant sur le sort des Mexicains expropriés par de gros propriétaires, "Joe Kidd" se révèle en effet bien peu passionnant car mené sans grande conviction par le responsable de "Fort Bravo", "Règlement de comptes à OK Corral", "Le trésor du pendu" et "Les 7 mercenaires". En dépit de la musique de Lalo Schifrin et d’une solide distribution où l'on croise Robrt Duvall, John Saxon ou Paul Koslo en éternelle petite frappe, on ne retient que peu de choses du film, dont seule la présence de Clint Eastwood permet de le maintenir encore dans la mémoire des cinéphiles. La séquence de la locomotive entrant brutalement dans un saloon constitue l’unique temps fort de l’histoire. Dénué de personnalité, il s’inscrit complètement dans la mouvance des westerns américains des années 70, influencés par la violence des westerns spaghetti et par le culte des nouvelles armes à feu. En perte de vitesse, on a la désagréable impression que Sturges cherche à prendre le train en marche sans y apporter sa touche personnelle. Ajoutons qu'il s'agit du dernier western dans lequel apparaît Eastwood et qu’il ne réalise pas, ce qui n’est peut-être pas un hasard. Il va sans dire que les quatre westerns qu’il a mis en scène s’avèrent largement supérieurs et dotés quant à eux d’une véritable personnalité !