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Crystal Viper | Tales Of Fire And Ice (2019)



















Un peu plus d'un an après avoir enfanté à la va-vite l'anecdotique "At The Edge Of Time", faux EP ou vrai single qui n'apportait pas grand-chose, les Polonais de Crystal Viper nous offrent aujourd'hui le vrai successeur de l'acclamé "Queen Of The Witches". Qu'attendre ou espérer de ce septième effort ?

Suidakra | Cimbric Yarns (2018)



















Si les Allemands peuvent se vanter d'être (toujours) là, vingt-quatre ans après avoir lâché leur premier rot, que reste-t-il cependant du black metal mélodique de "Lupine Essence" ?

Crystal Viper | At The Edge Of Time (2018)



















Une mise en garde pour commencer : "At The Edge Of Time" n’est ni le nouvel album de Crystal Viper ni même un véritable EP comme AFM se plait à le vendre.

KröniK | Voodoo Circle - Raised On Rock (2018)


Homme de goût et guitariste virtuose, Alex Beyrodt possède, outre un talent d'écriture qui n'est plus à démontrer depuis longtemps, la qualité rare d'obtenir le meilleur de ses chanteurs. Ainsi, après nous avoir réconcilié avec David Readman (Pink Cream 69 et Adagio), qu'on n'aurait jamais imaginé autant à son aise dans un registre rugueux, le Teuton nous fait (re)découvrir un Herbie Langhans (Avantasia et ex-Seventh Avenue) dont on ne pensait pas non plus qu'il aurait le coffre et le panache suffisants pour marcher sur les plates-bandes de David Coverdale, éternelle référence du six-cordiste. L'écoute de "Raised On Rock" témoigne que ce dernier a, une fois de plus, eu le nez creux.
Un titre, l'amorce 'Running Away From Love', suffit au nouveau venu pour faire oublier son devancier, se coulant comme s'il était là depuis des années dans le hard rock aussi racé que flamboyant façonné par Voodoo Circle. Sans (mauvaise) surprise, ce changement de personnel n'a aucune prise sur la qualité de ce quatrième album et encore moins sur le style pratiqué. Entouré par la section rythmique de Sinner, son ancien port d'attache, Beyrodt reste donc fidèle à une musique chère à son cœur, celle qui irrigue ses veines depuis toujours, chaleureuse et bourrée de feeling, bien loin du metal usiné par les aciéries d'Outre-Rhin auquel il a tout d'abord été attaché. Evoquant bien sûr Deep Purple ('Unknown Stranger' que recouvrent l'ombre de Blackmore et celle du regretté Jon Lord), Rainbow ('Dreamchaser' et ses relents de 'Gates Of Babylon'), "Raised On Rock" confirme surtout ce que son prédécesseur, "More Than One Way Home", laissait déjà deviner, c'est-à-dire le tribut que le groupe paye au Whitesnake de la seconde moitié des années 80, ce dont il ne se cache absolument pas. Et plus le temps passe et plus on se rend compte que celui qu'on a trop vite confondu avec un émule de Malmsteen doit en réalité tout (ou presque) à John Sykes. Démarquage à peine voilé de 'Still Of The Night', l'énorme 'Walk On The Line' est le titre qui illustre le mieux ce patronage, cependant que 'Ultimate Sin' avec son intro vrombissante et le sucré 'Just Take My Heart' semblent eux aussi tout droit sortis de "1987". En compositeur chevronné, Alex a soigné un menu qui oscille entre saillies nerveuses et pièces épiques. Si 'Higher Love' ou 'You Promised Me Heaven' sont à ranger dans les premières, les secondes épousent les formes reptiliennes des incandescents 'Chase Me Away', 'Love Is An Ocean', zeppelinien en diable ou la puissante respiration 'Where is The World We Love'. S'il ne manque jamais une occasion de nous gratifier de ses éruptions dont il a le secret, le maître des lieux démontre encore une fois tout ce qui le sépare d'un Malmsteen, capable lui, de mettre ses furieuses descentes de manche au service de compositions finement ciselées où ni le chant ni les autres instruments ne sont bâillonnés. Si les influences qui l'irriguent sont épaisses comme des câbles à haute tension, "Raised On Rock" n'en est pas moins, encore une fois, une franche réussite à mettre à l'actif de ce digne émule de Whitesnake. 3.5/5 (29/12/2017)

 



KröniK | Leaves' Eyes - Sign Of The Dragonhead (2018)


En avril 2016, Liv Kristine annonçait quitter Leaves' Eyes. Autant on pouvait concevoir que Theatre Of Tragedy ait pu avoir une vie après qu'elle ait été virée sans ménagement en 2003, ce qui au final ne fut d'ailleurs pas le cas, autant on a du mal à imaginer le groupe qu'elle a fondé dans la foulée de cette éviction sans la Norvégienne à la barre, tant celui-ci se confond forcément avec sa personne. Même si les musiciens assurent que cette séparation s'est faite à l'amiable (ce que la principale intéressée dément), conséquence logique du divorce entre la belle et Alexander Krull, voir le drakkar poursuivre sa route avec une nouvelle figure de proue laisse un sentiment étrange sinon amer.
Très attachés à la petite sirène blonde, c'est donc avec une certaine méfiance que nous accueillons aujourd'hui "Sign Of The Dragonhead", album qui scelle l'alliance entre les Vikings et la chanteuse finlandaise Elina Siirala (Angel Nation). Produite par le guitariste et chanteur dans l'antre des inévitables Mastersound Studios, l'offrande assoie l'hégémonie de Alexander Krull au sein de cette formation dont il a peu à peu pris les commandes. Sans surprise, Leaves' Eyes poursuit l'évolution entamée depuis "Meredead" et amplifiée par "King Of Kings", délaissant les rivages folk intimes et doucereux des débuts pour aller fendre une mer épique et surtout de plus en plus symphonique, quitte à perdre en chemin une part de son identité.  Propulsé par un ensemble classique dirigé par Victor Smolski (Rage), "Sign Of The Dragonhead" va encore plus loin dans l'approche cinématique et grandiloquente. S'il est permis de regretter la simplicité de "Lovelorn" et de "Vinland Saga", il faut reconnaître au groupe l'ampleur acquise dans cette expression orchestrale d'un gothic metal gainé de touches celtiques. Que les fans (du dernier rang) soient rassurés, le bouleversement humain qu'il a connu n'a pas entamé la sève créatrice du combo et de nombreux hymnes instantanés jonchent un menu aux atours orageux. De fait, cette septième épopée ne saurait susciter la moindre réserve tant sur le plan d'une écriture millimétrée qu'en termes d'arrangements qui se parent d'une puissance emphatique. Bien qu'irrigué de mélodies parfois un peu faciles ('Jombsborg'), l'ensemble fait très vite son œuvre, dosant avec un équilibre éprouvé les sentiments et les ambiances, tour à tour émotionnels ('Fairer Than The Sun') ou sombres ('Shadows In The Night') mais toujours valeureux à l'image de 'Like The Mountain' et du dansant 'Riders On The Wind', gigue endiablée qui emporte tout. Le paganisme dicte à Leaves' Eyes une partition aux accents rituels et chamaniques, témoin 'Völva' et un Rulers Of Wind And Waves', empreint d'une majesté crépusculaire comme échappé d'une superproduction hollywoodienne. "Sign Of The Dragonhead" peut d'ailleurs se percevoir comme la bande son d'une vaste épopée cinématographique dont 'Waves Of Euphoria' serait le dénouement, long de plus huit minutes guerrières et tragiques. Déjà perceptible sur le disque précédent, l'influence de Nightwish imprègne une entame éponyme à laquelle participe le chant de soprano de la ravissante Elina Siirala qui semble être la pièce qui manquait au groupe pour parachever sa mue symphonique. Nouvelle clé de voûte de l'édifice, c'est naturellement vers elle que les regards et les oreilles se braquent. Et, nonobstant une performance digne d'éloges, elle se montre encore loin de faire oublier sa prestigieuse devancière. Si on peut reconnaître à ses employeurs le (bon) choix d'avoir fait appel à une diva au registre très différent, la délicatesse laiteuse de Liv Kristine faisait justement tout le sel de ce pagan metal sans laquelle il devient du coup plus quelconque. Au final, même si "Sign Of The Dragonhead" ne démérite jamais, force est de constater que le principal tort des musiciens est de l'avoir publié sous la bannière d'un Leaves' Eyes amputé de celle qui en était l'âme. On peut certes comprendre que le groupe n'ait pas voulu repartir de zéro sous un nouveau nom mais le fait est que le drakkar n'est désormais plus vraiment le même… 3/5 (07/12/2017)






Voodoo Circle | Whisky Fingers (2015)


Monté en 2008, Voodoo Circle a été pour beaucoup une double découverte, en cela qu'il nous a révélé le talent de ses deux principaux acteurs, d'une part celui d'Alex Beyrodt, son fondateur, jusqu'alors simple faire-valoir chez Primal Fear ou Sinner mais dont seule la collaboration avec Silent Force nous avait vraiment intéressés, et d'autre part celui de David Readman, chanteur de Pink Cream 69, qu'on n'imaginait pas héritier de David Coverdale. Car à des années-lumière d'un heavy metal comme savent si bien l'usiner les aciéries d'Outre-Rhin,  le groupe braconne sur les terres du trop éphémère Deep Purple Mark III et de son descendant direct, Whitesnake, avec une classe, une aisance qui font de lui tout simplement une des meilleures formations de hard rock de l'ancien continent. Depuis, tous les deux ans, les Teutons viennent nous rendre visite avec sous le bras un nouvel opus. Et si la surprise n'est plus au rendez-vous, le plaisir quant à lui l'est toujours. Avec "Whisky Fingers", ce n'est pas encore cette fois que le quintet risque d'être pris en défaut, cartouchière irrésistible d'hymnes aussi puissants que racés. Bref, c'est du metal à l'ancienne avec lignes vocales brûlantes, claviers virtuoses à la Jon Lord et soli de guitare flamboyants, étiquetés "guitar hero". Imaginez Coverdale copulant avec Yngwie Malmsteen dont Beyrodt s'inspire également, et vous aurez alors une idée plutôt juste de ce que Voodoo Circle a entre les jambes. Selon la (bonne) tradition, l'album démarre sur les chapeaux de roue avec un 'Trapped In Paradise' efficace, idéal pour lancer l'écoute. Mais il est l'arbre qui cache la forêt, car ce qui suit lui est largement supérieur. L'ombre de Whitesnake recouvre nombre de morceaux. Citons 'Heartbreaking Woman' où Readman brille de mille feux tandis que le guitariste nous gratifie de superbes éruptions, 'Heart Of Stone' et sa rythmique de bûcheron, sans oublier le remuant 'Devil Takes Me Down'. Deep Purple n'est parfois pas loin non plus, témoin '5 O'Clock' et ses faux-airs de 'Woman From Tokyo', et Led Zep également avec 'Watch And Wait (I Got My Eye On You')'. De 'Medecine Man' à 'Straight Shooter', les brûlots s'enchaînent sans temps mort.  Mais encore une fois, comme les trois disques précédents l'ont illustré, c'est peut-être dans un registre plus posé, plus porté sur les ambiances, que le groupe se montre le plus inspiré, qu'il s'agisse de la ballade 'The Day The Walls Came Down', respiration touchante et jamais sirupeuse, ou de mid-tempos dont la sève émotionnelle se mélange à un bouleversant flot électrique, à l'image du bluesy 'The Rhythm Of My Heart' nappé de discrets chœurs Gospel et du terminal 'Been Said And Done', qui voit Beyrodt cracher des notes bourrées d'un feeling incandescent. Que dire d'autre sinon que les Allemands signent avec "Whisky Fingers" l'album qu'on attendait d'eux, brillant spécimen d'un hard rock dont le beau classicisme ne grève en rien la puissance de feu. (2015)


                                     

Debauchery | Rockers & War (2009)


Parfois les petits réussissent là où les plus grands échouent. Debauchery en est un bon exemple. Si Six Feet Under s'est planté en beauté en reprenant - quelle idée saugrenue !  - le Back In Black d'AC/DC qu'il a défiguré, bafoué, insulté même, pour certains, les Allemands sont parvenus en revanche à planter leur membre dans la fente du hard rock sans paraître ridicule ! Back in Blood (ça ne s'invente pas) et Continue To Kill ont illustré avec un certain bonheur cette copulation sauvage. Bref, les Teutons ont trouvé une formule, une recette. Faute de talent et d'originalité, le groupe aura au moins su se faire remarquer pour cela ainsi que pour le côté fun et décomplexé qui le caractérise. Pas de prise de tête, juste un bon vieux death metal des familles qui avoine suffisamment pour ne pas risquer de passer pour autre chose que du metal qui tâche et qui n'oublie jamais de vidanger quelques gouttes mélodiques qui donnent envie de taper du pied. Sentant peut-être poindre le risque de la photocopie, Debauchery varie un peu son concept pour son nouvel album. Rockers & War. Tout est dans le titre (et dans les romantiques photos agrémentant le livret de la version digipack !). Du rock et du death metal. Mais cette fois-ci, plutôt que de les faire cohabiter au sein d'un même plat, les deux ingrédients se voient séparés. De fait, cet album se divise en deux ; il débute par six missiles saignants (War). Parfois lourds comme un panzer lors de l'invasion de la Pologne ("There Is Only War", "Killing Ground"), ce qui permet alors au groupe de braconner sur les terres du vétéran Bolt Thrower, un cran en-dessous tout de même, ou simplement plus rapides ("Savage Mortician"), ces morceaux de viande n'attirent jamais vraiment les mouches à merde car ils sont généralement recouverts d'un film de mélodies, qui ne leur convient pas toujours du reste (ce solo heavy metal qui perce "Honour And Courage"). La faute à un chapelet de claviers qui affadit l'ensemble, comme le démontre "Wolves Of The North". Et finalement, c'est bien quand ils se prennent pour les AC/DC du death metal que ces Casques à pointe font le plus bander. Ainsi, la seconde partie (Rockers donc), collent avec du sperme encore chaud cinq petites cartouches où le chanteur Thomas singe d'une manière plutôt convaincante le Brian Johnson ("Riff Hit"). Ce n'est pas inoubliable, ce qui de toute façon n'est certainement pas le but,  mais les "New Rock", "Demon Lady" et "Rocker" s'enfilent comme une bonne bière. De la bonne série B, quoi mais Continue To Kill était quand même meilleur. 3/5 (2009)


                                   

KröniK | Soil - Picture Perfect (2009)


Et si les sous-chapelles qu'affectionne particulièrement le métal ne servaient qu'à affubler d'un nouveau nom quelque chose que l'on connaît déjà ? Prenons le cas du Nu-Metal à travers l'exemple de Soil. Ainsi, ce groupe américain est arrimé à cette scène qui commence sérieusement à sentir le roussi. Pourtant à l'écoute de sa cinquième cuvée, "Picture Perfect", au visuel sexy qui devrait réveiller les sens des auditeurs mâles, n'a-t-on pas l'impression de se remplir les cages à miel avec tout simplement du bon gros Hard-Rock pur jus à l'américaine ? Du Hard-Rock qui aurait pris du Viagra par boite de 12 peut-être, mais du Hard-Rock quand même ! Des grosses guitares bien épaisses ("Like It Is") et un chanteur (AJ Cavalier dont c'est la seconde participation pour la formation) qui aime bien s'époumoner, confèrent à ce contenu finalement des plus classiques un enrobage moderne afin de plaire aux jeunes. Car c'est ce qu'il aime, le jeune, ce métal (soit disant) moderne, énervé mais pas trop méchant quand même. D'ailleurs, Soil lui est avant tout destiné, comme l'a prouvé son apparition sur la bande originale de l'inutile remake de Massacre à la tronçonneuse (le film de Tobe Hooper se suffisait à lui-même !). Il n'en demeure pas moins que cet album n'est pas déplaisant en soit, un peu trop calibré c'est certain (notamment ces ballades vierges de véritables émotions telles "Surrounded", "Anymore", "Too Far Away"...). Cela dit, lorsque le groupe fait vrombir sa rythmique de bûcheron, à l'image des efficaces et accrocheurs "Tear" ou "Lesser Man", "Picture Perfect" s'écluse comme une bonne petite tequila. Mais comme l'alcool nuit à la santé (parait-il), on ne va pas en multiplier les verres. Aucune risque avec ce breuvage sympathique mais anodin et au goût trop américain pour des oreilles européennes. Par conséquent, il manque toujours à Soil ce supplément d'âme, une signature réellement personnelle qu'une poignée de chansons honnêtement carrossées ne compensera jamais tout à fait. Idéal toutefois pour une virée en bagnole entre copains le samedi soir. 2.5/5 (2009)


                                   

KröniK | Theatre Of Tragedy - Forever Is The World (2009)


Encore une fois, que reste-t-il aujourd'hui, en 2009, du sympho gothic metal tant à la mode durant la seconde moitié des années 90 ? Tristania ? Depuis le départ de la sublime Vibeke et, malgré le recrutement d'une nouvelle chanteuse, les Norvégiens semblent toujours comateux. Sirenia ? De bons albums dans la veine des derniers Within Temptation et donc tellement loin du feeling des origines. Trail Of Tears ? Le groupe est revenu cette année avec son meilleur opus depuis des lustres mais paraît tout de même courir après sa (relative) gloire d'antan. Et Theatre Of Tragedy alors ?
Si on ne donnait pas cher de sa peau après la décision ahurissante de montrer la porte à Liv Kristine, pourtant une, sinon la, pièce essentielle de sa musique, la donne commence à changer. Peu à peu, le collectif se reconstruit avec sa (plus si) nouvelle vocaliste, Nell. Il livre tout d'abord un Storm inégal et sans grand charme. On estime alors que les Scandinaves ne parviendront jamais totalement à renouer avec le succès sinon commercial au moins artistique de ses vertes années. La belle Liv semble avoir remporter la bataille, si bataille il y a. De fait, nous n'attendions pas grand chose de ce nouvel album. Grosse erreur. Forever Is The World peut être considéré comme ce que Theatre Of Tragedy a livré de meilleur et de plus sombre depuis Aegis ! Ces dix chansons reprennent là où Storm s'est arrêté, soit ce metal de moins en moins gothique et en revanche de plus en plus atmosphérique. Le virage electro, convaincant au demeurant, négocié par Musique (2000) fait donc partie d'un passé bien au chaud sous terre. Discrets, les Norvégiens réussissent même la gageure de nous surprendre et ce, dès le titre d'ouverture, le sombre et lourd "Hide And Sick", reptation séduisante tout d'abord emmenée par la voix rocailleuse de Raymond, puis rejoint par Nell en une alternance qui évite les mécanismes trop grossiers. A l'écoute de perles telles que "A Nine Day Wonder", l'hypnotique "Revolution", le crépusculaire "Hollow", le déchirant "Frozen", qui ne démarre qu'après un long passage instrumental, on a l'impression que la jeune femme fait partie depuis toujours du groupe. Probablement plus l'aise que sur Storm, elle n'a pas à rougir de la comparaison avec sa devancière, bien au contraire. Elle transcende le matériau sur lequel elle place sa voix si singulière avec une sobriété mêlée d'une timidité, tout à fait touchante. Ceux qui la suivent depuis The Crest savent de tout façon quelle grande chanteuse elle demeure. Fort de dix morceaux au relief travaillé à la fois équilibrés, noirs et envoûtants, Forever Is The World devrait permettre à ses géniteurs de retrouver un lustre qui commençait sérieusement à s'écailler. Il redonne de plus ses lettres de noblesse au genre, le gothic metal car il n'oublie pas que celui-ci doit tout à son fondateur Paradise Lost ("Deadlands"). Plus tard, on retiendra que le vrai retour de Theatre Of Tragedy n'a pas eu lieu en 2006 mais bien trois ans après... 3/5 (2009) | Facebook