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Jürgen Goslar | Albino : Le souffle de la mort (1976)
S'il est loin d'être une pépite oubliée, on remerciera quand même l'indispensable Bach Films d'avoir déterré Albino : le souffle de la mort, production aussi obscure que curieuse où l'on retrouve Christopher Lee, Trevor Howard, Sybil Danning (dont la présence - forcément - dénudée ne se justifie que par le viol qu'elle subit) et même Horst Frank dans la peau de l'albinos noir (?). Mal fichu, ennuyeux dans sa seconde partie qui tourne pourtant autour d'une chasse à l'homme, situation pourtant propice à une intensité qu'on peine à déceler, et handicapé par un flagrant manque de moyen, le film passe à côté d'un bon sujet. Il y avait ainsi moyen d'exploiter avec plus de force les tensions raciales qui ronge l'Afrique du Sud de l'apartheid, dont cet albinos est censé être l'esprit vengeur. Toutefois, le film se nourrit de ce cadre atypique et de son budget anémique pour distiller - par moment - un climat étrange, presque malsain...
Bruno Mattei et Claudio Fragasso | Les 7 gladiateurs (1983)
Si on peut au moins reconnaître à Bruno Mattei la volonté sympathique, quoique plus mercantile qu'artistique, de maintenir en vie le cinéma de genre italien à un moment, les années 80, où ce type de série B ne fait plus recette, force est aussi d'admettre qu'il lui aura surtout donné le coup de grâce, à l'image de ces 7 gladiateurs qui pille sans vergogne dans le western fameux de John Sturges et dans Excalibur. Toujours flanqué de son scénariste Claudio Fragasso dont la mise en scène lui est également attribuée, Mattei tente ici de surfer sur le modeste revival du péplum dans le sillage du Hercule de Luigi Cozzi dont il reprend une bonne partie du casting !
C'est mal joué, mal filmé et la course de char trahit avant tout le manque de moyen et plus encore l'absence de talent du lascar. Même si Lou Ferrigno est aussi expressif qu'un bout de rocher et que Dan Vadis en fait des tonnes, ce nanar est donc l'occasion de réunir quelques malabars du péplum italien tel que Brad Harris, secondés par l'indispensable Salvatore Borgese et Sybil Danning, caution charme de cette série Z qui se laisse voir sans déplaisir mais d'un oeil distrait quand même !
C'est mal joué, mal filmé et la course de char trahit avant tout le manque de moyen et plus encore l'absence de talent du lascar. Même si Lou Ferrigno est aussi expressif qu'un bout de rocher et que Dan Vadis en fait des tonnes, ce nanar est donc l'occasion de réunir quelques malabars du péplum italien tel que Brad Harris, secondés par l'indispensable Salvatore Borgese et Sybil Danning, caution charme de cette série Z qui se laisse voir sans déplaisir mais d'un oeil distrait quand même !
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