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Goddess | Faye Dunaway


Irvin Kershner | Les yeux de Laura Mars (1978)


Si sa carrière après L'empire contre-attaque (1981) s'est résumée à un James Bond (Jamais plus jamais - 1983), épisode non officiel de la franchise, et à la suite de Robocop, Irvin Kershner a eu une vie plus intéressante avant de participer à la saga imaginée par George Lucas. Loving (1970), Raid sur Entebbe (1976), La revanche d'un homme cheval (1976) et surtout Les Yeux de Laura Mars (1978) l'ont doucement imposé comme un solide faiseur, même s'il n'y est souvent pas pour grand chose, preuve en est de ce dernier qui doit tout à John Carpenter qui l'a écrit. Thriller habile et séduisant aux confins du fantastique, ce film peut être vu comme une relecture américaine du giallo dont il ne possède cependant ni la force visuelle et sanglante ni l'érotisme morbide.
S'il tient en haleine tout du long, porté par une belle distribution et la chanson-titre interprétée par Barbara Streisand à laquelle la production a préféré Faye Dunaway pour jouer la photographe-médium, le résultat parait bien sage et trop prévisible, l'identité du tueur ne faisant aucun doute dès l'apparition de Tommy Lee Jones (dans un de ses premiers rôles au cinéma après le Légitime violence de John Flynn), au regard trop sombre pour être honnête. On a beau tenté de nous aiguiller sur la (fausse) piste d'un Brad Dourif hirsute, cela ne prend pas... (Vu le 08/04/2018 / Source : DVD)
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Kevin Spacey | Albino Alligator (1996)


Associé à deux des meilleurs polars tortueux des années 90, Usuals Suspects et Seven, on aurait pu croire que, pour sa première - et dernière ? - incursion derrière la caméra, Kevin Spacey suivrait cette voie avec Albino Alligator, ce que son titre énigmatique et son sujet laissaient d'ailleurs espérer. En réalité ce galop d'essai confond huis-clos venimeux et théâtre filmé. La tension promise est vite diluée dans un affrontement sans nerfs, circonscris à l'intérieur d'un bar auquel on ne croit guère. Mais le film est sauvé par une belle galerie de gueules comme on les aime, celles de Gary Sinise et de William Fichtner. Et on est ému de retrouver Faye Dunaway, vieillie mais toujours magnétique. Loin d'un coup de maître, ce coup d'essai n'a rien e honteux pour Kevin Spacey qui s'en sort honorablement même si Albino Alligator manque de personnalité... 











Stuart Rosenberg | Le voyage des damnés (1976)


Si sur le papier, sa prestigieuse distribution peut sembler séduisante, on mesure vite que ce défilé de vedettes nuit terriblement à l'authenticité de ce Voyage des damnés. On a connu Rosenberg (Luke la main froide) plus inspiré, surtout plus nerveux. Le résultat se révèle pesant, bavard et vierge d'émotions, se résumant à des discussions de coursives et de salons. Bien que basé sur une histoire vraie, le sujet parait bien invraisemblable. Malgré tout, le film se suit (presque) sans ennui et on est tout étonné de trouver Malcolm McDowell dans un de ses rares rôles totalement positifs ! | IMDb














Goddess | Faye Dunaway


Norman Jewison | L'affaire Thomas Crown (1968)


En quelques mots : En 1968, Steve McQueen est à l'apogée de son sex-appeal et de sa carrière. Avant que Bullitt ne le fasse entrer définitivement au panthéon du polar, L'affaire Thomas Crown mise sur son pouvoir de séduction qui jusque là avait été encore peu exploité. D'un coup, il devient un mythe d'une virilité fébrile. S'il est resté célèbre pour son utilisation du splitscreen, que Richard Fleischer usera avec abondance la même année dans son Etrangleur de Boston et le long baiser entre l'acteur et Faye Dunaway, le film se veut avant tout un jeu du chat et de la souris séduisant dans son élégance romantique, qui culmine lors de la fameuse partie d'échec d'un érotisme à peine suggéré. Révélé en 1967 par Bonnie & Clyde de Arthur Penn, la comédienne confirme sa personnalité et sa beauté atypique digne d'un Joan Crawford; La musique de Michel Legrand fait le reste. On pourrait craindre qu'il vieillisse mal mais Thomas Crown supporte admirablement le poids des ans, bien en plus en tout cas que le remake commis par John McTiernan en 1999 et déjà oublié...