AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est Anthony Hopkins. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Anthony Hopkins. Afficher tous les articles

Etienne Périer | Commando pour un homme seul (1971)


Il semblerait que Commando pour un homme seul ait été conçu comme le premier épisode d'une possible série de films d'espionnage avec pour héros l'espion Philip Calvert, au moment où la décision prise par Sean Connery de ne plus camper James Bond après Les diamants sont éternels semble signer l'arrêt de la saga imaginée par Ian Fleming. Pourtant en le visionnant, on ne peut que constater que When Eight Bells Toll peine à soutenir la comparaison avec son illustre modèle en dépit des emprunts appuyés à la musique de John Barry. Il faut dire que les moyens ne sont pas les mêmes et que Etienne Périer (Zeppelin, Un meurtre est un meurtre) est un talent trop modeste, bien que sympathique, pour rivaliser avec les Terence Young, Guy Hamilton et autre Lewis Gilbert. Basé sur un scénario de Alistair MacLean (Les canons de Navarone) et produit par Elliott Kastner, soit la même équipe aux manettes de Quand les aigles attaquent (Brian G. Hutton - 1968), le film n'est pourtant pas intéressant.
Son ton très british, sa solide distribution que dominent un tout jeune Anthony Hopkins et un Robert Morley gourmand comme à l'accoutumée, ses vues en hélicoptères des côtés écossaises battues par les vents et une mer déchaînée ainsi que l'homosexualité latente entre Calvert et son compère Hunslett (malgré la présence de Nathalie Delon, peu convaincante du reste) permettent de passer un agréable moment. (Vu le 06/10/2018)














David Lynch | Elephant Man (1980)


Quand bien même il est peut-être considéré comme le film le plus accessible, dans le sens hollywoodien du terme, de son auteur, Elephant Man n'en demeure pas moins une oeuvre purement lynchienne.
La beauté plastique et le soin apporté à la reconstitution de l'Angleterre victorienne, laquelle doit beaucoup à la photo en noir et blanc du vétéran Freddie Francis, l'attirance pour les marginaux et en corollaire cet hommage évident au Freaks de Tod Browning, sans oublier certains plans oniriques portent ainsi l'incontestable griffe de David Lynch. Le réalisateur, dont il ne s'agit que du deuxième film après Eraserhead, fait déjà montre d'une maîtrise technique impressionnante. Mais, s'inspirant de l'histoire véritable de John Merrick, le film tire avant  tout sa force de son portrait extrêmement pessimiste et sans fard d'une société qui instrumentalise la difformité du personnage, que ce soit Bytes, le montreur de foire, ou le docteur Treves qui l'offre en spectacle non plus aux badauds mais à d'autres médecins tout d'abord puis à la bonne société londonienne qu'attire une morbide et malsaine curiosité.  Passant de la cruauté aux larmes, Elephant Man repose également sur une interprétation très juste, anglaise oblige, de John Hurt à Anthony Hopkins, qui prouve qu'il n'est jamais aussi bon que dans la retenue, de John Gielgud à Wendy Hiller.