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Fons Rademakers | A cause des chats (1973)
























Accusé de véhiculer un message réactionnaire et de se complaire dans le scabreux voire le vulgaire, A cause des chats fut vilipendé par la critique lors de sa sortie dans les salles obscures néerlandaises en 1973. Il s'agit pourtant d'un bon polar batave.

Asagraum | Dawn Of Infinite Fire (2019)



















Asagraum possède une particularité grâce à laquelle il ne pouvait passer inaperçu : le groupe ne compte dans ses rangs que des femmes, à l'exception de quelques musiciens de sessions en guise de caisse à outils pour le live, notamment V.Kaos à la guitare.

News | Hellehond - Verslonden




















"Verslonden", le premier album de Hellehond (black metal), sortira le 6 décembre 2019 chez Iron Bonehead Productions.

Imperia | Flames Of Eternity (2019)



















On ne peut s'empêcher de ressentir de la tendresse pour Helena Iren Michaelsen, chanteuse à la beauté plantureuse un peu vulgaire et aux vocalises idoines, d'abord cantatrice chez Trail Of Tears avec lequel elle a gravé à l'aube des années 2000 "Disclosure In Red" puis "Profoundemonium" avant de rejoindre, le temps d'une unique démo ("Cry For The Moon"), Epica quand le groupe ne s'appelait pas encore ainsi mais Sahara Dust.

Pendejo! | Sin Vergüenzä (2018)



















Si le conformisme est souvent de mise au sein de la chapelle stoner où tous les groupes se sentent obligés de recourir à des codes immuables, tel n'est pas le cas de Pendejo dont le manche est planté dans un sol hispanique (alors que ses membres sont hollandais !) tandis que son chanteur, le patibulaire El Pastuso manie la trompette avec la même aisance qu'un jargon qu'on devine assez ordurier.

Northward | S/T (2018)



















En 2007, alors que After Forever entame un sommeil auquel il ne survivra finalement pas, Floor Jansen ressent l'envie de s'éloigner du metal symphonique qui l'a rendue célèbre afin de goûter à d'autres plaisirs sonores et de s'aventurer en dehors d'un giron orchestral dont elle pense avoir fait le tour.

Trillium | Tectonic (2018)



















Si tous les amoureux du metal symphonique gainé de chant féminin la connaissent bien, il n'en demeure pas moins qu'Amanda Somerville pouvait rêver mieux qu'une carrière qui lui a certes permis de se frotter à la crème du power metal européen (de Avantasia à After Forever, de Edguy à Epica, la liste de ses aventures donne le vertige) mais l'a trop limitée à un rôle de guest de luxe, elle qui reste pourtant une influence majeure pour toutes les Castafiore du genre.

Tom Six | The Human Centipede (2009)


Aller toujours plus loin dans l'horreur tel semble être le mot que se sont donnés les réalisateurs d'aujourd'hui. Pourtant et contre toute attente, The Human Centipede n'est pas aussi horrible que cela, loin de ce que promettait son pitch. De fait si, sur le papier, l'idée de voir un savant fou, dont l'origine allemande n'est pas due au hasard (référence évidente aux médecins de la mort des camps de concentration), créer un mille-pattes humain dont les membres, deux femmes et un homme, sont collées les uns aux autres par la bouche et l'anus, promet des images malsaines et dégueulasses, le rendu à l'écran se veut étonnamment sage, que n'entachent ni gore ni sexe. Le film de Tom Six, obscur metteur en scène hollandais, jouit d'une réputation flatteuse finalement totalement usurpée, entretenue par le bouche-à-oreille et des images chocs. Afin de pouvoir atteindre les 90 minutes réglementaires, on constate que le Batave doit broder, quitte à se répéter.
Mais, incapable de matérialiser la souffrance de ses personnages, hormis lors d'une conclusion pleine de cruauté, il signe un film qui ne peut passer pour autre chose que ce qu'il est, un objet plus marketing que cinématographique qui, même s'il place le spectateur en position de voyeur, ne dérange jamais vraiment, contrairement à son modèle, Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasolini... (Vu le 07/10/2018)











KröniK | Death Alley - Superbia (2018)


Fort d'une carrière fulgurante, qui l'a vu enfanter trois albums (entre autres) en l'espace de six ans à peine, The Devil's Blood n'a pas été remplacé, même pas par ses anciens membres. Soit parce que la mort est passée par là (rappelons que celui qui était son âme, Selim Lemouchi, s'est suicidé en 2014), soit parce que le style qu'ils ont décidé d'explorer s'en éloigne. C'est le cas de Dool que le batteur Micha Haring et le bassiste Job van de Zande ont fondé par la suite. Cela pourrait être également celui de Death Alley mis en branle par le guitariste Oeds Beydals qui, de prime abord, ne noue aucun lien musical avec la défunte formation. Déjà, les racines ne sont pas les mêmes.



Alors que son aîné tétait avec avidité les mamelles d'un proto heavy satanique (Black Sabbath, Coven), sans refuser une lampée de Purple ou de rock progressif, son rejeton puise certes dans les années 70 mais plutôt celles de Blüe Öyster Cult, MC5 voire Motörhead, quoique l'esthétique occulte ne soit pas pour lui déplaire, témoin son premier opus baptisé "Black Magick Boogieland". Il n'y a pas davantage d'organe féminin chez ce dernier qui confie le micro à Douwe Truijens dans une veine plus rock'n'roll, loin de la flamboyance noire et quasi incantatoire de Farida Lemouchi. Pourtant, s'il serait très exagéré de faire de lui son héritier, il y a chez Death Alley quelque chose de The Devil's Blood, moins dans la lettre que dans l'esprit. Les deux groupes partagent en effet une vitalité crasseuse identique, une espèce d'urgence obscure ainsi qu'un goût similaire pour les saillies guitaristiques gorgées de mélodies et les formats dilatés. "Superbia" en est l'illustration, n'hésitant pas à écarter ses cuisses avec un titre long de plus de neuf minutes, l'énorme 'Daemon' sur lequel plane l'ombre cryptique de l'ancien port d'attache de Oeds Beydals. Les Hollandais nous convient à un pandémonium orgiaque où la lumière d'aplats chatoyants se conjugue à la force dure et souterraine de guitares féroces. Tout en progression, cette amorce foudroyante voit son pouls s'accélérer lors d'ultimes mesures au bord du chaos. A l'autre bout lui répond le colossal 'The Sewage', pulsation furieusement accrocheuse et plus étirée encore, révélatrice en cela de la signature des Bataves capable de fondre une énergie brute dans le creuset ténébreux d'une musique progressive et néanmoins remuante. Il en résulte un art évolutif plein d'une ambivalence troublante, tantôt nerveux tantôt velouté mais toujours crépusculaire, à l'image de ces lignes de guitares vibrantes d'une beauté sombre qui décollent vers les étoiles. Entre ces deux sentinelles s'enchaînent en un défilé imparable des pistes plus courtes, plus rapides parfois ('The Chain', 'Shake The Coil', 'Murder Your Dreams') bien que toujours enivrées d'ambiances soyeuses ('Feeding The Lions') et toutes dotées d'une accroche mordante. Entre traits abrupts et arabesques feutrées, Death Alley trouve constamment l'équilibre. Et c'est dans cet habile dosage que la parenté avec The Devil's Blood se révèle peut-être la plus prégnante, comme en témoignent les 'Headlights In The Dark' et 'The Pilgrim', compos épiques dont l'écume rugueuse s'engouffre dans les artères d'un heavy occulte et aérien. En rendant leur art plus alambiqué, plus nuancé également, les Hollandais ont incontestablement gagné en maturité. Si on peut penser qu'il était davantage à sa place chez Tee Pee Records qui a publié son galop d'essai, le fait qu'il ait maintenant rejoint l'écurie du puissant Century Media devrait permettre à Death Alley de prêcher la bonne parole à un public plus large qui ne pourra que succomber à sa recette dont les touches old school n'entament en rien sa force de frappe. (28/02/2018)

3.5/5 | Music Waves

KröniK | Epica - The Solace System (2017)


Un an après "The Holographic Principle", Epica est déjà de retour non pas avec un véritable nouvel album mais avec un EP, le premier de sa carrière. Habitués aux créations pantagruéliques, il peut paraître surprenant que les Hollandais se frottent à cet exercice dans lequel on l'imagine à l'étroit. Ceci dit, fidèles à leurs standards, les Bataves se délestent toutefois d'une offrande longue d'une bonne demi-heure, ce dont se contenteraient nombre de formations.
Par ailleurs, composé de titres issus des sessions d'enregistrement de son septième opus, que le groupe avait dû laisser de côté faute de place, nous aurions pu craindre que "The Solace System" ne soit qu'un objet bouche-trou livré pour de basses raisons mercantiles. Il n'en est rien car les six pistes qui l'animent n'ont rien de fonds de tiroir ni de chutes de studio honteuses. Celles-ci se seraient ainsi glissées dans le menu de "The Holographic Principle" sans dénoter. C'est dire leur qualité. On mesure à ce titre combien l'inspiration de Mark Jansen et sa bande semble intarissable, donnant naissance tous les deux ans à des pavés longs de plus d'une heure sans jamais souffrir d'une baisse de régime. Mieux, ce format étriqué, en l'obligeant à contenir son bourgeonnement symphonique, voit le groupe renouer à cette occasion avec une simplicité bienvenue quoique relative. L'éponyme porte d'entrée et 'Fight Your Demons' témoignent que les Hollandais peuvent parfaitement s'exprimer en quatre minutes sans pour autant déborder de toute part. En toute logique, cet opuscule s'inscrit dans le sillage de son prédécesseur dont il ferme le chapitre, en le complétant de ses pièces délaissées pour aboutir à un ensemble qui impressionne par son ampleur et sa cohérence. Ceux qui ont aimé ce dernier ne peuvent donc être déçus. Plus que jamais maîtres d'un art au sein duquel ils n'ont (plus) aucuns rivaux, les musiciens proposent des compositions certes sans surprise ('Decoded Poetry') mais qui n'en demeurent pas moins de véritables bijoux d'écriture et d'arrangements ('Architect Of Light'), symbiose qui n'appartient qu'à eux, entre majesté orchestrale et dureté furieuse qui puise sa férocité dans les guitares tranchantes et les saillies caverneuses de Mark Jansen ('Wheel Of Destiny'). Bien évidemment, l'attraction qu'exerce la voix ensorcelante de Simone Simons n'est plus à démontrer mais l'acoustique 'Immortal Melancholy' confirme que c'est bien lorsqu'elle s'accouple à l'organe d'outre-tombe de son acolyte sur fond d'orages déchaînés que la belle prend toute son envergure. Pour Epica, "The Solace System" est une manière de solder l'ère ouverte par "The Holographic Principle" tout en faisant un don à ses nombreux fans ravis de pouvoir savourer ce qui est davantage un demi album qu'un simple agrégat de faces B. Ceux qu'agacent son caractère pompeux, (re)découvriront même un groupe encore capable d'une certaine sobriété. 3.5/5 (18/09/2017)






KröniK | Apotelesma - Timewrought Kings (2017)


Courte mais tortueuse est la trajectoire de Apotelesma. Au départ, le groupe hollandais est baptisé Monuments et publie en 2014 le EP « The December Sessions » où se déploie un doom aux confins du black metal. Trois ans plus tard, il accouche enfin de sa première offrande longue durée non sans avoir entre temps changé de nom et évolué vers un art plus atmosphérique bien que toujours doloriste. Depuis, s’il n’a pas (encore) totalement disparu, un hiatus a été annoncé et la chance de le voir donner un jour un successeur à Timewrought Kings parait hautement compromise.
Ce que l’on peut trouver à la fois surprenant, les Bataves ayant bataillé pour parvenir à bout de cet album et regrettable tant celui-ci se révèle on ne peut plus prometteur. Que l’opus soit le fruit d’un accouchement long et difficile qui s’est étiré sur plusieurs années, ne s’entend pas si ce n’est à travers un résultat admirable qui témoigne d’un travail minutieux tant en terme de progression que d’ambiances. Si l’on peut appréhender Timewrought Kings comme une œuvre conceptuelle qui questionne sur la place de l’homme, chacune des parties qui la compose est pensée comme une pièce à part entière, tableaux successifs d’un retable sinistre sculpté dans la roche froide d’une montagne avalée par l’hiver. Arborant les traits granitiques du doom death hollandais dont il respecte les tables de la loi à la fois abruptes et caverneuses, Apotelesma prend cependant soin de s’en éloigner, de s’affranchir de ses invariants pétrifiés. Quelques lignes de chant clair, fugaces mais ô combien salvatrices, qui jaillissent tout à coup du déchirant ‘Aural Emanations’, comme un oasis lumineux, des guitares qui n’hésitent pas à s’élever très haut quand bien même elles secrètent un désespoir infini (‘The Weakest Of Men’) et une écriture pleine de déliés dont les convulsions quasi progressives ne l’exonèrent pas d’une douloureuse inexorabilité, poussent ce menu compact dans une direction étonnante et personnelle. Intimiste mais parasité par des effluves corrosives, le temps de la courte pause instrumentale qui lui donne son nom, Timewrought Kings s’enfonce dans les méandres hivernales d’un doom sentencieux et funèbre auxquels s’accrochent de faibles lueurs d’espoir par l’entremise de touches atmosphériques. Pulsation aux multiples dimensions, ‘Our Blooming Essence’ illustre ainsi toute la profondeur du clair-obscur dans lequel macère cette œuvre exigeante et précieuse. Les musiciens prennent leur temps pour tricoter des compositions fleuves dont le tracé sinueux file pourtant droit vers une issue funeste que ne contrarient pas de fragiles vigies perçant ce brouillard charbonneux. Pourtant, le terminal ‘Remnants’ que nimbe en fin de parcours un chant poignant, souligné par des guitares empreinte d’une tristesse limpide, achève l'écoute sur une pale note d'espoir... 3.5/5 (13/12/2017).






KröniK | Asagraum - Potestas Magicum Diaboli (2017)


Si cela ne saute pas nécessairement aux oreilles, sachez que Asagraum n'est composé que de femmes, au nombre de deux, fait assez rare dans le black metal, pour intriguer et donner envie de s'intéresser à son cas. Sans inspiration, cette féminité n'aurait toutefois pas permis au groupe de dépasser le statut de simple curiosité. Or, malgré la présence de ces deux mercenaires de l'art noir que sont Trish (batterie) et Obscura (tout le reste), on n'oublie vite que ses membres appartiennent au -soi-disant – sexe faible tant les belles redoublent d'une fureur glaciale qui n'a rien à envier à celle que leurs homologues masculins peuvent déployer, ce qui est tout à leur honneur.
Ce n'est donc pas pour rien que le duo a très vite été remarqué grâce à une seule démo cassette deux titres prêtant allégeance aux Grands Anciens scandinaves. Ainsi, « Potestas Magicum Diaboli » est une ode aux forces ténébreuses dont les huit rituels renouent avec la luxuriance froidement sinistre du métal noir des années 90, coulant les atmosphères gelées et minérales des Norvégiens dans le creuset à la fois mélodique et tranchant de la chapelle suédoise. Avec cette oeuvre nocturne, nos deux sorcières ne cherchent donc nullement à révolutionner un genre qu'elles honorent avec une morbide dévotion. Torrentiel et lancinant tout ensemble, leur art déroule le décor étiré de sabbats qu'enveloppent des ambiances malsaines tel un suaire occulte. A travers ces paysages escarpés galopent des guitares impétueuses, dissonnantes, dont les attaques suinte une beauté aussi ensorcelante que funèbre. En ouverture, 'Transformation' envoûte autant qu'il racle la peau avec ses riffs froids comme la roche en hiver et ses vocalises de gargouilles enrouées aux allures de suppliques démoniaques. Le reste brûle du même bois, bûcher où crépitent atmosphères obsédantes et cavalcades meurtrières. De cet ensemble frissonnant et crépusculaire au format resserré, émergent des autels ténébreux à l'image de 'Black Temple', où les belles s'offrent au Grand Bouc ou le plus sombre encore 'Dar Ik Sterf' que vrille cette six-cordes venimeuse comme expulsée des enfers. Si les mélodies ne sont toutefois jamais sacrifiées ('Gospel Of Ignition'), c'est un véritable blizzard (beasts) qui souffle des relents de magie noire (le malsain 'I Burn Within The Devil'). Alternant lenteur rampante et vélocité implacable, « Potestas Magicum Diabili' pactise avec les unholy force of evil et ce faisant ravive l'esprit du black metal des années 90, d'une froide brutalité. 3.5/5 (30/08/2017)






Soon | Hooded Priest - The Hour Be None


"The Hour Be None", le nouvel opus de Hooded Priest (dutch doom), sera disponible le 1er décembre chez I Hate Records.
 

KröniK | Scenario II - A New Dawn (2017)


Si le gothic dark metal avec des seins, autrefois à la mode,  n'est plus le genre qui excite les labels et leur tiroir-caisse, des groupes tels que Sirenia ou même Tristania continuent pourtant de l'honorer tandis que de jeunes loups tentent encore de s'aventurer sur ce terrain où tout paraît en effet avoir été dit, et ce jusqu'à l'indigestion. De loin, Scenario II semble ainsi faire partie de ces pousses désireuses de s'ébattre à leur tour dans ce metal testiculeux gainé de lignes vocales féminines.
De près, la réalité se révèle néanmoins toute autre car les Hollandais n'ont en fait rien à voir avec de quelconques musiciens pré-pubères puisque le combo est actif depuis 1991 (!), tout d'abord sous le nom de Aura, patronyme qu'il troque en 2006 pour celui qui est le sien aujourd'hui. Bien qu'il ne reste de la formation historique que Mark van Doren et Bas van den Boom, respectivement guitariste et batteur, cette maturité explique - notamment - l'effrontée réussite de "A New Dawn", deuxième opus (le troisième en comptabilisant l'unique signe de vie longue durée publié avant que ses auteurs se rebaptisent) aux allures de renaissance, voire de nouveau départ, comme le suggère son titre. Ceci dit, nous aurions tort également de confondre les Bataves avec les Trail Of Tears et autre The Sins Of Thy Beloved de jadis avec lesquels ils ne partagent en définitive guère que l'accouplement entre chant clair féminin et grognements de bête en rut, la musique qu'ils martèlent ne nouant aucun lien avec le dark doom d'un autre âge auquel ils préfèrent un death sombrement mélodique façon Göteborg.  La reprise du 'Stand Ablaze' de In Flames et des brûlots au tempo soutenu de l'acabit de 'Awake' ou 'Supremacy' ne laissent planer aucun doute quant à la nature véritable de leurs racines. Certes peu originale, la recette concoctée par Scenario II puise tout son intérêt dans cette combinaison entre ce metal de la mort nourri au grain du thrash et ces courbes féminines, un peu comme si Dark Tranquillity voyait l'organe caverneux de Mikael Stanne copuler avec une voix de sirène. Une luxuriance ténébreuse à la Dimmu Borgir, à l'image du déchaîné 'Rapture', des arrangements apocalyptiques d'une déchirante beauté, témoin l'instrumental 'The Promise Wasteland', une Myrthe van Beest qui n'hésite pas à forcer le trait d'une grandiloquence horrifique et des compositions découpées avec une science achevée de la mélodie qui fait mouche, achèvent de faire de cette offrande une réjouissante découverte dont on espère qu'elle offrira à ses créateurs le sésame vers une reconnaissance méritée qu'une carrière trop morcelée leur a jusqu'à présent empêché de toucher du doigt. Fort de ce "New Dawn" imparable, Scenario II a les moyens de toucher un large public. 3/5 (2017) | Facebook