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Mino Loy | 7 hommes pour Tobrouk (1969)
























De tous les genres que le cinéma bis italien a (re)visité, le film de guerre est sans doute un de ceux qui lui ont le moins réussi, ne donnant lieu à aucunes oeuvres cultes, contrairement au western, à l'épouvante, au polar et même au péplum qui a ses amateurs.

Léo Joannon | L'assassin est dans l'annuaire (1962)
























En visionnant L'assassin est dans l'annuaire, on mesure alors combien est grand le talent d'un Julien Duvivier dont L'homme à l'imperméable est quand même d'un autre niveau que ce film avec lequel il partage nombre de points communs.

Jean-Jacques Annaud | Coup de tête (1979)


Amusante satire du milieu du foot et des petits clubs possédés par des notables, Coup de tête nous ferait presque regretter que Jean-Jacques Annaud n'est pas poursuivi dans le registre de la comédie à la Weber qui en signe le scénario et les dialogues. Bien sûr, La guerre du feu, Le nom de la rose ou L'ours sont d'une autre ampleur mais il est permis de leur préférer la simplicité de ce deuxième long métrage, galerie de personnages certes un brin caricaturaux mais qui prennent vie grâce à des seconds couteaux comme on les aime (de Jean Bouise à Robert Dalban, de Mario David à Mauricer Barrier, de Paul Le Person à Michel Aumont). Si on peut être étonné de retrouver Patrick Dewaere dans une pure comédie grand public, le François Perrin qu'il incarne, avec sa décontraction et sa force habituelles, s'inscrit dans la lignée des Lefèvre (Adieu poulet), Fayard et Philippe (La clé sur la porte), éternel homme rebelle et en colère en butte contre une société corrompue.
C'est finalement moins les fans de foot que Coup de tête égratigne gentiment (contrairement à A mort l'arbitre) que la collusion entre le sport et les élites qui le pourrissent par l'argent et les magouilles qui vont avec (Vu le 29/09/2018)

















Henri-Georges Clouzot | Les diaboliques (1954)


Tiré d'un roman de Boileau et Narcejac, auxquels Alfred Hitchcock demandera d'écrire Sueurs froides après avoir vu cette adaptation, Les diaboliques est une oeuvre fascinante qui permet à Henri-Georges Clouzot de continuer à explorer les recoins les plus sombres et tourmentés de l'âme humaine. Il s'agit d'un film d'ambiance qui joue autant sur les décors pesamment sinistres que sur des personnages tous plus négatifs et veules les uns que les autres. De fait, à la cruauté d'un Paul Meurisse antipathique à souhait répondent la lâcheté de sa femme (Vera Clouzot) et la froideur calculatrice de sa maîtresse (Simone Signoret). Autour de ce trio diabolique gravitent des êtres pathétiques dont on ne retient que les travers. Seul, peut-être, l'ancien commissaire de police, campé par Charles Vanel, échappe à cette noirceur de trait.
Le suspense est habile, le coup de théâtre pour le moins surprenant et il ne manque aux Diaboliques qu'une interprète féminine plus convaincante que l'épouse du réalisateur. Meurisse et Signoret forment en revanche un couple machiavélique et dénué de tout romantisme. Il n'y a aucune flamboyance ici mais seulement le pessimiste cher au metteur en scène qui livre un travail formel impeccable. A noter la présence d'une réjouissante galerie de seconds rôles, de Noël Roquevert à Michel Serrault, de Robert Dalban à Jean Lefebvre en passant même par un tout jeune Johnny Halliday ! (Vu le 22/04/2018 : Source : enregistré sur Ciné Classic en 2012)
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Gilles Grangier | Gas-oil (1955)


S'il permet à Jean Gabin de tourner pour la deuxième fois sous la houlette de Gilles Grangier après La vierge du Rhin, Gas-oil scelle surtout la collaboration fructueuse entre le comédien et Michel Audiard qui en assure les dialogues et l'adaptation du roman de Georges Bayle, Du raisin dans le gaz-oil. Le résultat est un solide polar de série B même s'il parait un un peu pantouflard. Ca manque de jus et sans être bâclé, l'ensemble laisse une impression d'inachevé à d'un dénouement vite expédié. Mais le film lie le charme rustique d'une France disparue à celui d'un cinéma qui l'est tout autant, avec ces camions d'un autre âge, ces routiers qui sentent le bon graillon et le pinard et ces toutes trognes qu'on aime tant croiser. 















Georges Lautner | Ne nous fâchons pas (1966)
























Dernière des trois collaborations entre Georges Lautner et Lino Ventura, après bien entendu "Les tontons flingueurs" et "Les barbouzes", "Ne nous fâchons pas" s'avère être le moins maîtrisé mais le plus loufoque du lot, tirant franchement vers le dessin animé à la Tex Avery.