Certes Les misérables demeure l'un des plus gros succès, si ce n'est le plus gros succès commercial de Jean Gabin, avec pas loin de 8 millions d'entrée en France. Certes Jean-Paul le Chanois considère cette adaptation comme un aboutissement dans sa carrière.
AU PIF
Affichage des articles dont le libellé est Bourvil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bourvil. Afficher tous les articles
Jean-Pierre Melville | Le cercle rouge (1970)
Avant-dernier film de Jean-Pierre Melville, Le cercle rouge marque pour lui une forme d'aboutissement, d'achèvement même, dans son expression froide et hiératique sinon désincarnée, du polar. Proche du Samouraï (1967), par sa lenteur silencieuse et cette façon de vider le genre de tout son apparat et de toutes ses conventions, il s'en éloigne cependant par un caractère moins abstrait quoique tout aussi austère.
Robert Enrico | Les grandes gueules (1965)
Les grandes gueules, c'est déjà de vraies gueules de cinéma, celles, bien entendu, de Bourvil et de Lino Ventura mais aussi celles de tous ces seconds couteaux qu'on aime tant, de Michel Constantin à Paul Crauchet, de Jesse Hahn à Marcel Pérès. Il en résulte un film d'hommes qui s'affrontent dans une géographie rude où les femmes ne trouvent pas leur place, que ce soit Marie Dubois ou Hénia Suchar. Sorte de western vosgien en cela qu'il épouse tous les codes du genre (on pense même au Sept mercenaires), cette production franco-italienne porte l'incontestable griffe du tandem Robert Enrico / José Giovanni dont on retrouve le goût pour les histoires d'amitié virile (cf. Les aventuriers, La scoumoune...).
Rencontre de deux géants du cinéma français dans un cadre empreint d'une poésie froide et forestière, Les grandes gueules reste une oeuvre unique, rythmée par la musique de l'incontournable François de Roubaix.
Rencontre de deux géants du cinéma français dans un cadre empreint d'une poésie froide et forestière, Les grandes gueules reste une oeuvre unique, rythmée par la musique de l'incontournable François de Roubaix.
Jean-Pierre Mocky | L'étalon (1970)
Dernier des quatre films qu'il a tourné avec Jean-Pierre Mocky, après Un drôle de paroissien (1963), La cité de l'indicible peur (1964) et La grande lessive (1968), L'étalon met en scène un Bourvil dont l'énergie cache en fait la maladie qui ne tardera pas à l'emporter. Il s'agit d'ailleurs de sa dernière production sortie de son vivant, contrairement au Cercle rouge et au Mur de l'Atlantique, exploités après sa mort.
Si ce n'est pas le meilleur effort du réalisateur, on retrouve ici la peinture des moeurs au vitriol qu'affectionne Mocky, pourfendant les bigots et le Mâle avec un grand M. Comme souvent avec lui également, la farce s'essouffle en fin de parcours mais l'ensemble se révèle d'une constante drôlerie, riche de dialogues savoureux et revêt même une valeur documentaire, montrant une France d'avant 1972 où la police traquait les adultères, flanquée d'un huissier pour constater le délit ! Tourné en une quinzaine de jours, L'étalon est un film d'amis où se croisent des habitués du metteur en scène tel que, outre Bourvil bien entendu, Francis Blanche, Jacques Legras, Dominique Zardi ou Michael Lonsdale.
Si ce n'est pas le meilleur effort du réalisateur, on retrouve ici la peinture des moeurs au vitriol qu'affectionne Mocky, pourfendant les bigots et le Mâle avec un grand M. Comme souvent avec lui également, la farce s'essouffle en fin de parcours mais l'ensemble se révèle d'une constante drôlerie, riche de dialogues savoureux et revêt même une valeur documentaire, montrant une France d'avant 1972 où la police traquait les adultères, flanquée d'un huissier pour constater le délit ! Tourné en une quinzaine de jours, L'étalon est un film d'amis où se croisent des habitués du metteur en scène tel que, outre Bourvil bien entendu, Francis Blanche, Jacques Legras, Dominique Zardi ou Michael Lonsdale.
Chez Francomac
Inscription à :
Articles (Atom)
























