L'addition Death metal d'Amérique Latine + Krucyator Productions ne peut être égale qu'à un carnage brutal et visqueux. Dont acte.
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KröniK | Hades Archer - Temple Of The Impure (2017)
Difficile de ne pas penser à Inquisition en découvrant Hades Archer. Les deux sont des duos, sont originaires d'Amérique Latine (Colombie pour le premier mais émigré depuis aux Etats-Unis, Chili pour le second) et surtout un même stupre occulte et cryptique bouillonne dans les profondeurs de leur âtre.
Toutefois, et quand bien même ils partagent également un goût identique pour les modelés rampant et les perforations impures depuis lesquelles s'écoulent un jus macabre, la comparaison s'arrête là car, comme souvent avec les hordes venues de ces contrées, Nabucodonosor III (chant et cordes) et Hateaxes Command (batterie) cultivent un art noir bien plus bestial, le manche lourd aux dimensions monstrueuses planté dans les boyaux des Venom, Sarcofago, Hellhammer et autre Black Witchery. Qu'ils soient hébergés par Hells Headbangers garantit de toute façon une approche à la fois primitive et fielleuse d'où les inutiles préliminaires sont bannis. C'est la pureté du mal originel qui brûle dans l'intimité caverneuse de ce black Metal dont la hampe turgescente est sillonnée de stigmates death metal. Encadré par deux émanations courtes et oppressantes, « Temple Of The Impure » est emporté par un torrent déchaîné, s'articulant autour de saillies ultra rapides et de vicieux coups de boutoir en un magma halluciné. Si les premières sont représentées par des agressions telles que 'Circus Of Abominations', 'Sex Sex Sex Perversions' ou bien encore 'Unus Cantus Bestia' dont les noms, suintant le sperme grumeleux, suffisent déjà à comprendre que les Chiliens ne sont pas là pour broder au point de croix, moissonnant au contraire les cadavres au fond d'un charnier diabolique, les seconds sont incarnés par les 'The Gods Sold This World For Des…' 'Hecate Undressed' et 'Apollyon's Brightness' aux allures de pesantes cérémonies incantatoires que hante un chant directement expulsé des entrailles de la terre et vrillé par des guitares depuis lesquelles éjacule une beauté souterraine... Quand ces deux facettes ne copulent pas carrément au sein d'un même titre, à l'image de 'Chaos Teratosis Chimeras' et de l'éponyme 'Temple Of The Impure' dont le relief sauvage est percé de gouffres béants. Il va sans dire que notre préférence tend vers les passages les plus malsains, lorsque le groupe serre le frein à main, s'enfonçant alors dans des tranchées aussi viciées que macabres, confinant à un orgasme intense et evil. Ce faisant, il signe avec leur propre sang noir, une ode à Lucifer vertigineuse dans sa brutalité impie. 3.5/5 (2017)
Toutefois, et quand bien même ils partagent également un goût identique pour les modelés rampant et les perforations impures depuis lesquelles s'écoulent un jus macabre, la comparaison s'arrête là car, comme souvent avec les hordes venues de ces contrées, Nabucodonosor III (chant et cordes) et Hateaxes Command (batterie) cultivent un art noir bien plus bestial, le manche lourd aux dimensions monstrueuses planté dans les boyaux des Venom, Sarcofago, Hellhammer et autre Black Witchery. Qu'ils soient hébergés par Hells Headbangers garantit de toute façon une approche à la fois primitive et fielleuse d'où les inutiles préliminaires sont bannis. C'est la pureté du mal originel qui brûle dans l'intimité caverneuse de ce black Metal dont la hampe turgescente est sillonnée de stigmates death metal. Encadré par deux émanations courtes et oppressantes, « Temple Of The Impure » est emporté par un torrent déchaîné, s'articulant autour de saillies ultra rapides et de vicieux coups de boutoir en un magma halluciné. Si les premières sont représentées par des agressions telles que 'Circus Of Abominations', 'Sex Sex Sex Perversions' ou bien encore 'Unus Cantus Bestia' dont les noms, suintant le sperme grumeleux, suffisent déjà à comprendre que les Chiliens ne sont pas là pour broder au point de croix, moissonnant au contraire les cadavres au fond d'un charnier diabolique, les seconds sont incarnés par les 'The Gods Sold This World For Des…' 'Hecate Undressed' et 'Apollyon's Brightness' aux allures de pesantes cérémonies incantatoires que hante un chant directement expulsé des entrailles de la terre et vrillé par des guitares depuis lesquelles éjacule une beauté souterraine... Quand ces deux facettes ne copulent pas carrément au sein d'un même titre, à l'image de 'Chaos Teratosis Chimeras' et de l'éponyme 'Temple Of The Impure' dont le relief sauvage est percé de gouffres béants. Il va sans dire que notre préférence tend vers les passages les plus malsains, lorsque le groupe serre le frein à main, s'enfonçant alors dans des tranchées aussi viciées que macabres, confinant à un orgasme intense et evil. Ce faisant, il signe avec leur propre sang noir, une ode à Lucifer vertigineuse dans sa brutalité impie. 3.5/5 (2017)
KröniK | Kratherion- Mantra Lucifer Flagelantes (2013)
Curieux parcours que celui de "Mantra Lucifer Flagelantes", second méfait longue durée des Chiliens de Kratherion, publié à l'origine en 2013 par Exhumed From The Grave, puis réédité il y a bientôt un an par le label polonais Old Temple pour finalement débarquer en France en 2015 ! C'est donc avec deux ans de retard que nous découvrons aujourd'hui ce rejeton du diable. Comme souvent avec les hordes sud-américaines, Kratherion ne fait pas dans la dentelle, ce dont on se doutait, à voir le délicieux visuel habillant cette hostie et sans compter le nom de certains titres tels que 'Coito Sigillum Diaboli' ou 'Fornica Vulgata' suintant le sexe morbide. Pataugeant dans un black death aux relents d'occultisme de fête foraine, le groupe n'est pourtant pas sans intérêt, modeste mais réel, moins quand il file à toute allure, matraquant une noirceur bestiale ('Combustion Espontanea Del Espir'), que lorsqu'il serre le frein à main, englué qu'il est alors dans des viscères encore fumantes, ce qu'il ne fait malheureusement que trop rarement, à l'image de 'Agonia Dantesca Y Macabra', amorce prometteuse aux confins d'un death doom baveux et cryptique. Tout le reste, à l'exception notable de quelques passages fissurant le très malsain 'Death Kult Church Omega', préférant battre des records de vitesse, "Mantra Lucifer Flagelantes" déçoit quelque peu car il mise trop sur une agressivité primitive au détriment des ambiances obscures. Du coup, il finit très vite par lasser. Il s'en dégage cependant une aura franchement malfaisante, à laquelle participent des textes en espagnol qui loin de l'ensoleiller lui confèrent une dimension viscéralement diabolique, ainsi qu'un petit charme au goût de stupre. Que dire d'autre à propos de cet opus qui fleure bon l'artisanat rudimentaire, un de ces petits albums venus de nulle part, maladroit certes mais trempé dans la ténébreuse perversité de l'art noir pur et originel ? De là à regretter de ne pas l'avoir découvert plus tôt, il y a néanmoins un pas que nous ne franchirons pas... 2.5/5 (2015)
Lucifer's Hammer - Beyond The Omens (2016)
Le respectable Shadow Kingdom est un label qui aime le métal, le vrai, celui qui a les couilles coincées dans la braguette, qui sent la sueur et la bière, garanti 100 % roots de chez roots et sans OGM dedans. Rien d'étonnant alors que l'écurie américaine est jeté son dévolu sur Lucifer's Hammer, jeune pousse selon son cœur, venue du Chili dont les guitares (entre autres) sont restées bloquées dans les années 80. A l'écouter, il est permis de croire que le groupe ignore que des disques ont été enregistrés depuis les premiers Maiden. Et oui, les mecs en sont là. Ca galope dans tous les sens, les gratteux se répondent comme à la grande époque de la paire Murray / Smith et le chanteur possède cette voix haut perchée très connotée NWOBHM. Le mimétisme est confondant, il suffit de poser une seule oreille sur le titre qui a donné son nom au combo, par exemple, pour mesurer le degré de ressemblance qui existe entre ces Chiliens et leur principal modèle. Bien sûr, on peut légitimement se demander quel est l'intérêt pour des musiciens, en 2016, d'aller braconner sur des terres aussi érodées par le temps, à part celui de se faire plaisir et de rendre un hommage appuyé à ceux qui les influencent. Lucifer's Hammer ne serait pas le premier à bâtir une carrière à partir de ce simple postulat, à condition que la qualité soit au rendez-vous. Ce qui est justement le cas avec ce "Beyond The Omens", rondelle séminale, précédée d'une démo il y a trois ans et dont la recette éprouvée, loin de le paralyser lui donne des ailes et une énergie communicative. Gainé d'une pochette à l'ancienne aux atours gothiques, cet album déboule avec un menu irrésistible qui ferre l'amateur dès ce 'The Hammer Of The Gods', emporté par des mélodies mordantes. Oscillant en moyenne entre trois et six minutes au garrot, le reste est fait du même bois nerveux que creusent ces sillons entêtants qui accrochent la mémoire. Usine à hymnes, Lucifer's Hammer compense une originalité en berne - ce n'est de toute façon pas son propos - par une écriture gorgée de saillies mémorables, qualité dont témoignent un 'Warriors' galvanisant ou l'éponyme 'Beyond The Omens'. Si le tempo s'emballe par moment ('Black Mystères'), la majorité de ces huit titres est irriguée par de lentes mailles , véhicules de sombres ambiances, à l'image du pesant 'Shinning Blade'. Anachronique pour certains, éternel pour d'autre, ce premier album respecte son cahier des charges, moulinant un heavy métal des familles d'une incontestable efficacité et dont le son, authentique sans pour autant bander mou, n'en altère pas la force de frappe. 3/5 (2016)
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