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William Wellman | Pilotes de chasse (1942)


Sorti sur les écrans américains moins d'un an après l'attaque de Pearl Arbor qui poussa les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, Pilotes de chasse est un film de propagande qui tente de renouveler le succès d'un Yankee dans la RAF (Henry King), John Sutton tissant un lien entre les deux, même si son rôle est différent. Darryl Zannuck enrôle William Wellman pour assurer la réalisation, se souvenant sans doute que ce dernier fut lui-même pilote durant le premier conflit mondial, au sein de l'escadrille Lafayette. Cette expérience a nourri ses films de guerre.
Mais Thunder Birds n'est pas le réussi d'entre-eux, la faute à un triangle amoureux qui freine le récit sans pour autant participer d'une dramaturgie finalement en berne. Le résultat se montre d'une grande platitude. Si la présence de Chinois au sein de la base est curieuse, son traitement reste anecdotique. Seules les séquences aériennes et la beauté de Gene Tierney qui brûle déjà la pellicule, évitent à l'oeuvre de sombrer dans l'ennui, que sauve également un technicolor rutilant. (vu le 12.01.2019)














William Wellman | Convoi de femmes (1951)


Considéré - à raison - comme des plus beaux westerns des années 50 (ou pas), Convoi de femmes étonne moins pour son propos dont on a coutume de dire qu'il est féministe que pour son traitement sec et aride. Drapé dans un noir et blanc dépouillé, presque austère, dépourvu de musique, déshabillé de toutes les séquences spectaculaires habituelles, il est un film d'une épure admirable loin du pittoresque ou du lyrisme fordiens.
Wellman ne s'autorise qu'une scène plus flamboyante lorsque Robert Taylor (formidable de rudesse) et Denise Darcel se poursuivent à cheval avant de tomber dans les bras l'un de l'autre. Récit initiatique où les individualités vont peut à peu se fondre dans la collectivité, Westward The Woman est une oeuvre tour à tour drôle, tendre, épique et douloureuse (la mort du petit garçon) dont les personnages d'origines diverses (italienne, japonaise etc...) symbolisent le melting pot américain. Là réside la signature de Frank Capra qui a rédigé le scénario (basé sur une histoire vraie), qu'il aurait d'ailleurs dû mettre en scène, ce que la Colombia refusa ! (Vu le 28/04/2018 / Source : enregistré sur Action)
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William Wellman | Escadrille Lafayette (1958)


Bien qu'en partie autobiographique, cet hommage à l'escadrille Lafayette inspire à William Wellman un film très décevant dont l'échec précipitera la fin de sa carrière. Si selon ses habitudes, le vétéran s'attarde moins sur l'héroïsme que sur les doutes et les tourments de ses personnages, ici l'histoire d'amour terne et convenue, ralentit fâcheusement un récit déjà paralysé par un Tab Hunter transparent. Enfin, le film ferme la première partie de carrière de Clint Eastwood qui, malgré de rares apparitions, impose une présence mutique, nous faisant regretter qu'il n'ait pu obtenir un rôle plus important comme Wellman l'aurait souhaité... | IMDb










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