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Antonio Margheriti | Demain l'apocalypse (1980)
























Tourné en pleine cannibal mania (Cannibal Holocaust, La secte des cannibales...), Demain l'apocalypse, dont le titre anglais est Cannibal Apocalypse (ça ne s'invente pas) est une oeuvre intéressante car elle dresse un pont entre ce sous-genre du cinéma bis italien et le thème de la contamination d'un virus cher à George Romero.

Rodox Film n° 695 - Anal Games (1980)
























Loop danois daté de 1980, Rodox Film n°695 - Anal Games, met en scène pendant une petite dizaine de minutes deux couples d'acteurs anonymes qui s'ébattent joyeusement.

Jean Pourtalé | 5% de risque (1980)
























Curieuse carrière que celle de Jean Pourtalé. Au départ, l'assistant-réalisateur de Gilles Grangier (Maigret voit rouge) ou de Giorgio Stegani (Adios Gringo), à l'arrivée, le réalisateur de deux films seulement, la fable d'anticipation Demain les mômes (1976) et ce 5% de risque, polar étrange qui vire à l'abstraction.

Stelvio Massi | Moto Massacre (1980)


Généralement prometteurs, les films bis italiens ne se montrent malheureusement pas toujours à la hauteur de ce que leur sujet, leur casting ou leur affiche annoncent. Tel est le cas de Moto Massacre qui semble promettre une pelloche bien testiculeuse, ce que le grand (à tous points de vue) Fabio Testi souligne plus encore par sa présence virile et puissante. Que Stelvio Massi (Un flic explosif), solide artisan du polar urbain à l'italienne, soit aux commandes, explique aussi pourquoi nous placions de raisonnables espoirs dans ce Speed Cross qui plus est écrit par Steno. Las, le résultat se révèle quelque peu décevant, avant tout prétexte pour offrir à Remi Julienne l'occasion de s'amuser avec des motos. Sorte de Rollerball avec des brèles (comme le suggère un de ses titres alternatifs, Roller Cross), le film est à peine sauvé par Testi qui parait ne pas trop croire à cette histoire, très loin en tout cas de sa performance féline et brutale de La guerre des gangs tourné en cette même année 1980. Pimenté par la beauté de Daniela Poggi, le tout se suit toutefois sans déplaisir ni ennui, entre castagne et affrontements motorisés. Massi et Testi se retrouveront néanmoins quelques mois plus tard avec Speed Driver, tourné dans la foulée, dans le milieu des courses automobiles cette fois-ci et avec Senta Berger ! (vu le 06.01.2019)










KröniK | Whitesnake - Live... In The Heart Of The City (1980)


Avec Live… In The Heart Of The City, Whitesnake offre l’un des plus grands lives de l’histoire du hard rock.

Il est de bon ton pour un groupe d’offrir un live après avoir publié quelques albums, soit pour marquer une pause ; soit parce qu’il a alors atteint une certaine osmose le lui permettant. En gravant ce Live… In The Heart Of The City légendaire, Whitesnake entre plutôt dans la seconde catégorie. Le groupe est alors à son apogée car il est conduit par son meilleur line-up : David Coverdale au chant (forcément !), Bernie Mardsen et Micky Moody aux guitares, Neil Murray à la basse, Jon Lord aux claviers et Ian Paice à la batterie.

On peut difficilement rêver mieux. En outre, ce live s’inscrit en héritier d’une longue tradition initiée par Deep Purple, dont Coverdale, Lord et Paice furent des membres quelques années auparavant, et qui fût un des premiers combos à enregistrer des lives régulièrement (Made In Japan, Made In Europe). Cet album n’a pas été capturé sur une seule date (ce qui est rarement le cas) mais sur trois concerts à l’Hammersmith de Londres (deux en 1980 et un en 1978) ; et délivre 11 des meilleurs morceaux du groupe extraits essentiellement de Snakebite, Trouble, Lovehunter et surtout Ready An’ Willing, ainsi que deux classiques issus du répertoire du Pourpre profond (“ Might Just Take Your Life ” et le superbe “ Mistreated ” pour une très bonne interprétation, à laquelle il manque toutefois la présence sombre et unique de Ritchie Blackmore). Du fait, Live… In The Heart Of The City a des allures de best of, tous les brulôts étant joués, d’une manière fidèle et somptueuse : les énergiques “ Come On ”,  “ Sweet Talker ” et “ Ready An’ Willing ” ; les grandioses “ Walking In The Shadow Of The Blues “  et “ Love Hunter ”, dans une version dantesque de plus de dix minutes, et dont les racines blues sont encore davantage accentuées sur scène. L’imparable “ Fool For You Loving ” qui a permis la même année à Whitesnake de lui ouvrir la porte des charts ne manque bien sûr pas à l’appel, tout comme l’énorme “ Ain’t Gonna Cry No More ”, l’efficace “ Take Me With You ”, sans oublier “ Ain’t No Love In The Heart Of The City ”, gorgé de feeling. Coverdale livre tout au long de ces titres une performance impeccable quand bien même elle impressionne moins que lorsqu’il était dans Deep Purple. Les cinq autres musiciens ne sont pas en reste non plus : Mardsen et Moody brillent de mille feux, Lord se déchire avec ses claviers et Murray et Paice forgent une rythmique solide. Avec Live… In The Heart Of The City, Whitesnake offre l’un des plus grands lives de l’histoire du hard rock. Il constitue enfin un témoignage scénique rare de la première partie de carrière (la meilleure) du groupe. (2006)


John Guillermin | Mr. Patman (1980)


Mr. Patman est un film très curieux, autant pour John Guillermin que pour James Coburn, tous les deux restant associés à un cinéma plutôt musclé et populaire. Tournée au Canada, c'est une oeuvre froide et intimiste à petit bugdet, au ton et aux teintes presque désincarnés. Coburn interprète un infirmier travaillant dans un hôpital psychiatrique, homme sensible aimé de ses patients, qui entretient une double relation amoureuse mais qui peu à peu déraille à son tour. Pas de pathos ni de gros effet mais un film pudique empreint d'une grande tristesse. Malgré l'échappatoire offert par miss Peabody (Kate Nelligan), on devine qu'il est déjà trop tard pour Patman. La fin est belle et déchirante lorsqu'il euthanasie son chat, sachant que celui-ci ne pourra pas le suivre là où il va. Il préfère ainsi lui ôter la vie plutôt que de l'abandonner. Un très joli film à (re)découvrir. (Vu le 26/02/2018 / Source : VHS)















Stu Segall | Insatiable (1980)


Malgré son important budget pour un film de ce genre, malgré le caractère autobiographique (même s'il ne s'agit pas vraiment de cela, on y pense tout de même) d'un récit qui repose entièrement sur la (jolie) personne de Marilyn Chambers dont il marque en quelque sorte le retour aux affaires après un détour par le cinéma traditionnel bien que toujours underground (le Rage de David Cronenberg), Insatiable jouit d'une réputation flatteuse mais exagérée. De bonnes idées, des transitions entre le présent et les souvenirs parfois astucieuses et surtout des scènes pornographiques superbes, notamment celle unissant Marilyn et Serena (beau fist-fucking d'ailleurs !) sauvent la pauvreté d'un scénario vierge d'humour et de folie. Mais il y a la regretté comédienne, véritable égérie du X américain, belle cochonne que rien n'effraie et surtout pas le sexe légendaire du fameux John Holmes, lequel n'exécute malheureusement qu'une rapide performance (anale).
Et un film avec Marilyn Chambers, actrice au charisme certain et d'une beauté qui n'appartient qu'à elle, ça ne se refuse tout simplement pas !