AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est Robert Vaughn. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Robert Vaughn. Afficher tous les articles

Nathan Juran | Terre de violence (1958)


Si la collection "western de légende" de Sidonis ne propose pas que des classiques, loin s'en faut, au moins a-t-elle le mérite de nous faire (re)découvrir des cartouches oubliées car inédites en France. C'est le cas de la doublette Terre de violence (1958) et Le salaire de la haine (1959) qui partagent un même cadre urbain, une même vedette (Fred MacMurray), tous les deux étant produits par Charles Schneer et écrits par Daniel B. Ullman. Mais autant le second cherche à s'extraire du moule de la série B, grâce au travail audacieux de Paul Wendkos et de son opérateur Wilfred M. Cline, autant celui-ci ne parvient jamais vraiment à s'échapper d'une certaine routine ni à transcender les conventions et les archétypes.
Faute de budget, la photo est terne, les décors quelconques et on ne sent qu'à de très rares moments (le règlement de compte final), cette ambition qui permet parfois à des séries B de s'élever  au-dessus de leur modeste condition. Heureusement et même s'il n'a pas marqué le genre (Quand la poudre parle avec Ronald Reagan est néanmoins sympathique), Nathan Juran connaît son métier et certains personnages sont bien caractérisés, défendus par Fred MacMurray, plus figé que jamais, une Maggie Hayes vieillie et un Robert Vaughn au jeu fiévreux. 



Peter Yates | Bullitt (1968)

































En quelques mots : Que dire sur Bullitt qui ne l'ait pas déjà été ? Jalon essentiel dans l'histoire du polar par son réalisme et son audace technique, le film de l'Anglais Peter Yates doit bien sûr une bonne part de son succès et de sa postérité à sa fameuse poursuite en voitures qui nécessita à elle seule trois semaines de tournage et s'emboîte admirablement dans le récit, mais il existe également à la fois par son intrigue tortueuse, le cadre pittoresque offert par San Francisco, à sa bande-son novatrice de Lalo Schifrin et à de nombreuses autres séquences d'anthologie (celles de l'hôpital ou de l'aéroport). Steve McQueen y est à l'apogée de sa carrière, incarnant un flic intègre aux méthodes peu conventionnelles. C'est un héros aux multiples facettes que la caméra de Yates ne cesse d'observer et auquel le comédien confère sa fébrile complexité, annonçant à sa manière un Dirty Harry plus expéditif. Triomphe tant commercial que critique, Bullitt marquera donc durablement le genre et nombre de polar et autres séries télévisées lui doivent tout...