AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est Salvarore Borgese. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Salvarore Borgese. Afficher tous les articles

Sergio Sollima | Agent 3s3 Massacre au soleil (1966)


Deuxième aventure de George Ardisson dans la peau de l'agent secret 3s3, après Passeport pour l'enfer, ce Massacre au soleil évoque davantage Bob Morane que James Bond. Si l'intrigue perd rapidement tout intérêt, on reste impressionné par l'ampleur certaine du film qui enchaîne une multitude de lieux et de décors pendant presque deux heures, ce qui est assez long pour un Eurospy. Les (très) nombreuses scènes d'action rattrapent le manque de charisme de l'acteur principal néanmoins sympathique mais qu'on aurait bien remplacé par un Richard Harrison habitué du genre. Mais Sollima connaît son métier et les (sales) gueules du bis européens répondent présent, de Michel Lemoine à Fernando Sancho, de Frank Wolff à Nello Pazzafini sans oublier l'indispensable Sal Borghese.  | IMDb






_______________________________________________________________________________________









Bruno Mattei et Claudio Fragasso | Les 7 gladiateurs (1983)


Si on peut au moins reconnaître à Bruno Mattei la volonté sympathique, quoique plus mercantile qu'artistique, de maintenir en vie le cinéma de genre italien à un moment, les années 80, où ce type de série B ne fait plus recette, force est aussi d'admettre qu'il lui aura surtout donné le coup de grâce, à l'image de ces 7 gladiateurs qui pille sans vergogne dans le western fameux de John Sturges et dans Excalibur. Toujours flanqué de son scénariste Claudio Fragasso dont la mise en scène lui est également attribuée, Mattei tente ici de surfer sur le modeste revival du péplum dans le sillage du Hercule de Luigi Cozzi dont il reprend une bonne partie du casting !
C'est mal joué, mal filmé et la course de char trahit avant tout le manque de moyen et plus encore l'absence de talent du lascar. Même si Lou Ferrigno est aussi expressif qu'un bout de rocher et que Dan Vadis en fait des tonnes, ce nanar est donc l'occasion de réunir quelques malabars du péplum italien tel que Brad Harris, secondés par l'indispensable Salvatore Borgese et Sybil Danning, caution charme de cette série Z qui se laisse voir sans déplaisir mais d'un oeil distrait quand même !







Giorgio Ferroni | 2 pistolets pour un lâche (1968)


En quelques mots : Moins fameux que Le dollar troué du même metteur en scène et malgré un évident manque de moyens, 2 pistolets pour un lâche est un western italien particulièrement intéressant. Grâce au métier de Ferroni, le film se regarde sans ennui. Mais c'est surtout le personnage principal qui en fait tout le sel. Anthony Steffen incarne parfaitement ce lâche qui se cache derrière la figure du tireur d'un far West ambulant dont le récit compte la lente rédemption, loin des héros hiératiques et monolithiques ordinairement de mise. La (belle) musique aux accents dramatiques souligne la dimension tragique de ce spaghetti au ton inhabituel, que soutient une solide distribution avec les incontournables Nello Pazzafini et Sal Borguese pour les gars, Luisa Barrato et Gia Sandri pour les nanas. 

Gianfranco Parolini | Les 3 fantastiques supermen (1967)


En quelques mots : Entre le serial, la farce et l'euro spy, Les 3 fantastiques supermen initie une série de plusieurs films mettant en scène un trio de super héros au look de superman du pauvre. Mais, Parolini, toujours à l'aise quand il s'agit d'action, insuffle un rythme incroyable et décomplexé à son récit dont on se désintéresse bien vite, au profit des acrobaties, poursuites et bagarres enfilées tout du long sans interruption, ou presque. C'est rigolo, fun et sexy, comme toujours avec les Italiens et on ne s'ennuie pas une seule seconde. A noter que si Salvatore Borghese figure au générique, ce n'est pas encore dans le rôle du superman muet mais en simple méchant. Enfin, les aficionados du cinéma bis, seront tout contents de retrouver le musculeux Brad Harris et un Tony Kendall en grande forme.


Gianfranco Parolini | Adios Sabata (1970)


En quelques mots : Malgré son nom et la présence derrière la caméra de Gianfranco Parolini, Adios Sabata n'a qu'un lointain rapport avec le héros (?) créé par Lee Van Cleef, rôle que celui-ci reprendra en 1971 pour Le retour de Sabata. Le film se rattache davantage à la mouvance du western Zapata que du pur spaghetti. Si le réalisateur semble bien s'amuser, il ne s'agit pourtant pas d'une réussite en dépit d'une certaine ampleur. L'histoire est ennuyeuse, Bruno Nicolai se contente de pomper son collaborateur Morricone et surtout Yul Brynner, qu'on est quand même étonné de retrouver là,  parait peu à l'aise, crispé sinon usé, loin d'un Van Cleef qui apportait un peu d'humour à son personnage. Annonçant d'une certaine manière le robot de Mondwest, le légendaire chauve se fait même voler la vedette par Ignazio Spalla et Sal Borgese, Harpo mercenaire toujours enclin à faire des cabrioles. On peut regretter enfin l'absence d'un vrai rôle féminin, comme c'est malheureusement souvent cas dans les westerns italiens...