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Interview | Inexistence (04.10.2019)




















Rencontre avec Psycho, le guitariste de Suicidal Madness, au sujet de Inexistence, son projet solitaire et electro/ambient.

 1. Psycho, on te connaît avant tout comme le guitariste de Suicidal Madness. Avec Inexistence, tu explores les sentiers du dark ambient et de l'electro. Depuis quand composes-tu des titres dans cette veine ?

Pour être honnête, c'est assez récent. J'ai commencé il y a de ça environ un an. J'avais envie d'explorer d'autres horizons. Ayant des goûts très éclectiques en matière de musique, cela me permet d'assouvir mes envies sans resté cloîtré uniquement que dans un seul style ou bien registre en particulier.

 2. Quelles sont tes influences dans ce genre ?

Parmi les nombreux styles que j'écoute, j'aime beaucoup les bandes originales de films. Tout particulièrement des compositeurs comme : John Carpenter, Mike Oldfield, Jerry Goldsmith, Hans Zimmer ou bien encore Philip Glass, Clint Mansell... Je pense qu'inconsciemment cela a pu m'influencer d'une manière ou d'une autre. J'écoute aussi des choses plus electro, voir du Kraut Rock, comme par exemple Tangerine Dream ou bien Klaus Schulze, ... Ce qui a du jouer aussi... Sans oublier bien sûr les albums ambient de Burzum, qui reste clairement l'une de mes plus grosses influences !

 3. A ce sujet, que penses-tu des derniers albums de Burzum, lesquels n'ont pas fait l'unanimité ?

A vrai dire, les derniers ne m'ont pas emballé plus que ça."Belus" et "Fallen" m'avaient plutôt bien plus à leur sortie mais pour ce qui est de la suite, j'accroche carrément moins. Je préfère clairement ses anciens albums.A mes yeux, son meilleur album reste et restera "Hvis Lyset Tar Oss" avec son pur morceau d'anthologie qu'est "Det Som Engang Var". 

4. Comment expliques-tu la porosité qui existe entre le black metal et l'ambient ?

Ce sont deux styles qui partagent bien souvent la même palette de sentiments, ils suivent en quelque sorte le même chemin sombre et sinueux. L'ambient est plus apaisant et permet un voyage plus introspectif. En tout cas ça reste mon ressenti personel.

 5. Tu as publié à ce jour trois démos en format digital. Envisagerais-tu à l'avenir des éditions physiques, en cassette par exemple ?

Je dois t'avouer que l'idée me plairait bien. Après reste à voir si des labels se montrent éventuellement intéressés...

 6. Un album complet d'Inexistence fait-il partie de tes projets ?

Je ne saurais te dire à l'heure qu'il est si ça se fera. Faut voir comment les choses évoluent...





 7. Certaines compos d'Inexistence pourraient-elles avoir leur place au sein d'une offrande de Suicidal Madness ?

Je ne pense pas non. En revanche ce n'est pas impossible que des nappes de synthé viennent accompagner une intro ou bien une instrumentale. Pourquoi pas, si cela se prête bien à l'ambiance, alors oui. Nous avons déjà utilisé du piano ou des orchestrations sur certains de nos morceaux et nous allons continuer dans cette voie pour la suite.

 8. Que pensent tes compagnons de cette échappée electro/ambient ?

Je ne saurais te dire. Il faudrait justement leur poser la question ! Franchement non je ne sais pas quoi te dire. On n'en a jamais vraiment trop parlé entre nous. Je fais un peu ça dans mon coin pendant mes moments de solitude et ensuite les choses reprennent leur cours avec Suicidal Madness sans qu'Inexistence viennent interférer.

9. Quels instruments utilises-tu pour ce projet ?

En fait j'utilise tout simplement un bon vieux synthé. Je m'enregistre à l'aide d'un enregistreur numérique multi-pistes. Je transfère ensuite le tout sur le PC ou j'y ajoute par exemple des samples electro, comme ce fut le cas pour les deux premières démos...

 10. Si tu parviens souvent à matérialiser une atmosphère mélancolique et pluvieuse, je regrette un peu qu'Inexistence ne sonne pas plus sinistre ou morbide. Qu'en penses-tu ?

Je compose surtout en fonction du moment. Mais à la différence de la guitare, le synthé me permet d'explorer d'autres ambiances, d'autres sonorités. Il n'est donc pas impossible que des choses plus sinistres puissent voir le jour par la suite...




11. Ces trois essais sont assez différents les uns des autres. "Catacomb" se veut plus electro (je pense aux titres 'Nihil' ou 'Mortem'), "Mélancolie d'automne", plus atmosphérique. 'Les feuilles mortes' m'évoque même le Burzum époque "Dauði Baldrs". Es-tu d'accord ? Peux-tu les présenter et décrire les émotions, les sentiments, que tu souhaitais exprimer ?

Je suis totalement d'accord avec toi. Les deux premières démos, "Desolation" et "Catacomb" sont un mélange d'electro et de Dark ambient ou s'y côtoient mélancolie et noirceur. Avec "Mélancolie d'automne", j'ai voulu faire quelque chose de plus ambient, de plus épuré, en y enlevant le côté electro des deux premières démos. J'avais surtout dans l'idée de rendre hommage à cette magnifique saison qu'est l'automne. Le rendu est comme tu dis plus atmosphérique et se rapproche en effet beaucoup des albums "Dauði Baldrs" et "Hliðskjálf" de Burzum.

 12. Pour terminer, un mot sur Suicidal Madness ? Quelle est l'actualité du groupe après avoir enfanté l'excellent "Dégénérescence" ?

Et bien il se trouve que nous avons d'ores et déjà commencé l'écriture d'un nouvel album. Je ne peux pas trop en dire pour le moment mais à l'heure actuelle les choses évoluent plutôt bien...



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